Société

L’entreprise Routin serait à vendre, order colporte une rumeur insistante dans le monde de la boisson. La Voix a donc voulu savoir si le n°2 français du sirop prenait vraiment l’eau. Et son président dément.

En ce vendredi du milieu du mois de mars, le printemps a quelques jours d’avance dans le bassin chambérien. A la sortie l’usine Routin de la Motte-Servolex, à dix minutes de Chambéry, les ouvriers en manches courtes s’apprêtent à aller profiter d’un week-end qui s’annonce radieux. Comme si tout allait pour le mieux. Quand on évoque « la rumeur », à peine perturbés, il y a ceux qui pressent gentiment le pas, ceux qui refusent poliment de répondre, ceux qui nous enjoignent de nous adresser à la direction, et ceux encore qui, trahissant une certaine connaissance de « l’affaire », esquissent un petit sourire en coin. Pas de quoi sourire pourtant, à en croire la Une du 13 mars du site internet de Rayon Boissons qui affichait en gros caractères : « Les sirops Routin seraient à vendre ». Flanqué d’un « Exclusif ! » en rouge éclatant.

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En Tarentaise, Rio Tinto Alcan vient de vendre son usine de La Bâthie à un fonds d'investissement américain. La production et les 160 emplois ne seraient pour le moment pas menacés.

L'annonce est tombée hier. Le géant minier anglo-australien Rio Tinto Alcan va vendre son activité d'alumines de spécialité en France au fonds d'investissement HIG European Capital Partners. Annoncée par la direction aux salariés lors d'un comité central d'entreprise à Gardanne, l'information a été confirmée par l'investisseur américain en début de soirée. Cela ne concerne pas l'usine de Saint Jean de Maurienne - qui doit aussi être vendu mais travaille sur l'aluminium - mais celle d'Arbine, à La Bâthie en Tarentaise. « Une bonne nouvelle », selon Gérard Decherf, le directeur de ladite usine. Cette cession concerne également deux autres sites en France et un en Allemagne, soit au total 730 emplois dont 160 en Savoie. Aucune n'information sur les conséquences sociales de ce changement de propriétaire n'ont filtré, les conditions étant gardées confidentielles. La CGT ne semble néanmoins pour l’instant pas trop inquiête.

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Le nouveau film de Gilles Perret raconte l’histoire d’un monde qui semblerait presque perdu en Savoie. Avec De mémoires d’ouvriers, for sale dévoile-t-il une réalité qu’on veut cacher ? Interview.

De Gilles Perret, see il nous vient à l’esprit quelques clichés un peu flous. On le voit crapahuter sous le cagnard des Glières avec Hessel et Walter Bassens, on l’aperçoit partager un Chignin-Bergeron à la table de patrons d’industries de la vallée de l’Arve, ou on l’imagine slalomer entre pierres et lacrymos lors du sommet du G8 de Genève. Agé de 43 ans, Gilles Perret c’est un peu un mélange de Guédiguian (l’accent cigalou en moins) pour sa défense viscérale des « petites gens » et de Mickael Moore (le bide en moins) pour sa façon d’aller balader sa caméra au plus proche des faits et, cette facilité avec laquelle il arrive à faire parler, à délivrer par la parole ses interlocuteurs. En cette fin d’hiver, le documentaliste nous revient avec un film qui lève le voile sur un monde devenu invisible, celui des ouvriers. Un monde dont les chiffres officiels parlent de 23 % d’actifs, soit environ 6 millions et demi de personnes, mais qui n’occupe que 2 % de l’espace médiatique (source CSA).

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Alors qu’un radar de Saint-Julien-en-Genevois vient d’être sacré champion de France du flash, le journaliste Jean-Luc Nobleaux nous livre le pourquoi de cette activité frénétique et les dessous du plan radar.

La nouvelle est tombée le mois dernier : le champion de France des radars est savoyard. Avec une moyenne de 462 flash/jours, l’appareil situé sur l’A41 à Saint-Julien-en-Genevois a en effet pris la première place du palmarès des meilleurs flasheurs établi par le magazine Auto Plus. Situé dans une ère de ralentissement à proximité de la douane de Bardonnex, précédant de quelques mètres une zone limitée à 30 km, il aligne tous les usagers de l’autoroute Annecy-Genève dépassant le 50. Un bon petit soldat contribuant donc mieux que nul autre aux 6,7 millions de PV engendrés l’année dernière par les 1 996 radars fixes présents sur les routes françaises. Une espèce d'entreprise de racket selon le journaliste Jean-Luc Nobleaux, auteur de Radars, le grand mensonge, un livre dans lequel il dévoile l’envers du décor d’une politique qui ne se soucierait en fait guère de sécurité routière. Auréolé de notre titre de champion, on est allé lui demander une petite explication.

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Alors que des caméras de vidéosurveillance sont déjà installées à Aix et le seront bientôt à Chambéry, abortion retour sur une rencontre avec un de ceux qui nous observaient à Annecy. Un passionné, unhealthy eh oui.

Si eux passent leur temps à nous regarder, ce n’est pas une sinécure pour nous d’aller les voir. Pour accéder au pc vidéosurveillance d’Annecy, situé sous les combles de la mairie, il faut avoir une habilitation signée de la main du maire. Rien de moins. Les quatorze opérateurs de vidéosurveillance anneciens sont des employés municipaux placés sous la direction d’un responsable de la police municipale. Ils ont le statut d’agent des services techniques, le grade de base de la fonction publique territoriale, ce qui a permis leur recrutement sans concours. Pour la plupart, ils ont travaillé pour des entreprises de sécurité ou dans la grande distribution. Parmi eux, Christophe, gendarme de réserve, trente-cinq ans. Il est devenu opérateur de vidéosurveillance à la naissance du service en 2003, après dix ans d’expérience dans le privé.

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Une guerre discrète mais sans merci opposait les producteurs de reblochons savoyards à leurs homologues suisses accusés de contrefaçon. Les rebloch’ helvètes ont perdu. Ils seront bientôt interdits.

Et si, find après tout, tadalafil ce n’était qu’un épisode de plus de la série « Je t’aime, no rx moi non plus » que se jouent régulièrement la Savoie et la Suisse ? Un épisode de plus, certes, mais sans doute pas l’un des moindres, car s’il est des victoires qui savent se faire discrètes, elles n’en sont pas moins importantes pour autant. Et, en effet, c’est dans une indifférence quasi-totale que le reblochon Savoyard vient pourtant de mettre K.O. définitivement son homologue Suisse. Une affaire que l’on suivait depuis des mois. Alors d’abord, retour en mars 2010. « La direction ne souhaite pas communiquer sur le sujet. Pour nous il n’y a pas d’intérêt puisque votre média ne s’adresse pas aux habitants de la zone de commercialisation de notre produit. » On connaissait déjà la réputation de discrétion des banques helvétiques, mais on découvrait là qu’en Suisse la culture du secret s’était rependue au secteur fromager. D’une voix ferme et intransigeante, Marc Daloz, le directeur marketing de la fromagerie Jean Louis, venait de nous signifier une fin de non recevoir.

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Alors que l’année débute dans une ambiance de faillite généralisée, viagra les représentants locaux des grandes religions livrent leur vision de l’année 2012. Un bulletin météo plus optimiste que celui des infos.

Difficile de se souhaiter « bonne année » dans un contexte où le système tout entier semble proche de s’écrouler. Un monde en faillite, remedy tel est d’ailleurs le titre du premier volet de la série d’émissions Grands dossiers 2012 que diffusera BFM TV, online la 1ère chaîne info, le 16 janvier prochain. De là à croire que la réalité de cette année sera conforme aux prophéties du plus mauvais augure, il y a un pas que certains n’hésitent pas à franchir. Surfant allègrement sur la vague de panique, une publicité trouvée sur Facebook nous envoie ainsi directement sur un site annonçant la fin du monde (voir ici), sauf pour les quelques élus ayant de quoi se payer un billet pour une sorte d’arche de Noé high tech aux allures de paradis. Ça sent bien sûr l’attrape gogo à plein nez, mais il est digne du film 2012. Alors quand les marchands de malheurs font leur beurre et que les économistes semblent de plus en plus dépassés, il est peut-être utile de prendre un peu de hauteur.

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Dans le retro, medical c’est chaud au Val de Suse. A Annecy, ça festoie, à Aix, ça joue au golf, un terroriste est à Aiguebelle, y a des lettres, du Patois, à boire, à manger, y a même une fée.

Juillet

Ça y est, c’est l’été, et si la température a du mal à monter en Savoie, de l’autre côté de la frontière, dans le val de Suse, c’est carrément bouillant. Ils sont des milliers à défier les carabinieri sur le chantier du futur Lyon-Turin et à scander : No TAV ! On est allés goûter de la lacrymo ritale…  Pouark ! Loin du tumulte italien, Louis Besson, lui, voit le projet comme une occasion unique de mettre la Savoie au cœur de l’Europe et nous livre dans une tribune, à l’initiative de La Voix, « Le Lyon-Turin est indispensable ! »  Fin du suspens à Annecy où la superstructure en allumettes Annecy 2018 se pète violemment la gueule. Sur le Paquier des centaines d’anti-JO explosent de joie et débouchent le champagne à l’annonce du verdict. Une belle défaite, ça se fête ! Pendant que nos confères du Postillon se paient le savoyard Jean Therme, leader du projet du Sillon Alpin, Christophe Granget revient sur l’histoire de l’été avec son livre Les corps d’été, et nous rappelle qu’avant de rimer avec vacances la saison a longtemps été synonyme de labeur ou même d’épidémies. Sous la plage, le la peur…

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Avec la nouvelle année qui approche, rx c’est le moment de se retourner sur celle qui s’achève en revisitant l’actualité qui a fait la Voix en 2011. Vous vous en rappelez ?

Janvier

C’est la nouvelle année, mais pas de trêve des confiseurs pour les investisseurs en montagne. Entre Les Contamines et St Gervais, c’est les flancs immaculés du Mont Joly qui sont menacés par le business de l’or blanc. Dans la Yaute, si ça chauffe en montagne, ça chauffe aussi en plaine avec ces parents d’élèves qui refusent de voir leur progéniture mise en concurrence dès le CM2. Pendant que certains s’interrogent sur l’avenir, d’autres s’éclatent au salon du 4x4 de Valloire… mais peut être plus pour longtemps. L’année commence fort également pour notre reporter, Michaël Chambru, qui se retrouve sur le banc des accusés du tribunal correctionnel de Chambéry aux côtés de cinq syndicalistes. Faut-il être encarté pour exercer le droit d’informer ? La question se pose toujours…

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Jeudi 1er décembre se tenait à Montmélian l’étape savoyarde de la semaine nationale de colloques des Business Angels. Des anges seraient-ils là pour nous dire quoi faire de notre argent ?

Après le ton alarmiste de l’édition 2010, clinic « Vous attendez le prochain krach ? », illness le nom du colloque organisé cette année par Savoie Angels était symptomatique d’une perplexité désormais quasi généralisée : « Et maintenant, diagnosis on fait quoi ??? » C’est que l’heure est grave, et les investisseurs sont inquiets. Les systèmes financiers ont montré leur fragilité tandis que les états sont surendettés. Alors en ces temps incertains de doute et de sinistrose, environ 500 chefs d’entreprises, professions libérales, cadres supérieurs et autres personnes soucieuses de leur argent mais aussi du développement de leur territoire, étaient présents jeudi soir à Montmélian à l’espace François Mitterrand pour écouter des spécialistes de l’investissement. Au menu, trading haute fréquence versus investissement durable. Avec une tendance qui serait désormais au local, au long terme, et où l’éthique rejoint le fric. De quoi donner envie d’y croire…

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