Société

Des éleveurs mauriennais passent en correctionnel et se repose la question de la compatibilité de la présence du loup avec la vie pastorale en montagne. Pour Pierre Peyret, de l'association Ferus, elle est possible.

Cette année, les attaques de loup sont reparties à la hausse dans nos montagnes, notamment dans le 74. L’année 2012 est même celle où le nombre de constats de prédation est le plus important. Les éleveurs savoyards sont excédés face une situation qu'ils jugent intenable. Début septembre, ils ont obtenu du préfet de Haute-Savoie un tir de prélèvement suite à une énième attaque dans le secteur de la Tournette. Les protecteurs du loup se sont insurgés contre une décision considérée comme irrationnelle et inefficace. Pourtant, mi-juillet, l'ancien éleveur de brebis aujourd'hui député européen Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV), José Bové, a jeté un pavé dans la marre en se déclarant favorable à l'élimination des loups en situation de prédation sur les troupeaux. Aussi sec, il s'est attiré les foudres des écologistes pour qui il faut au contraire les protéger comme l’impose la Convention de Berne. Quitte à ne pas entendre le désarroi grandissant des éleveurs ?

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A Montmélian, Béatrice Santais veut construire 70 logements sur les vignes de La Maladière. Mais les viticulteurs s'insurgent contre cette urbanisation annoncée d'une zone AOC unique en son genre.

Depuis plusieurs mois, les élus de la minorité municipale de Montmélian s'activent pour sauver le secteur viticole de La Maladière de l'urbanisation. En cause, un projet d'implantation de 70 logements sur quatre hectares de terres agricoles situées derrière la gare SNCF, au pied de la Savoyarde, là où débute le Parc naturel régional des Bauges. « Encore une fois, on grignote les terres agricoles. Cela ne s'arrête jamais. En plus, ce projet est une véritable atteinte au patrimoine paysager et viticole de la commune. A long terme, c'est tout le coteau qui risque d'être urbanisé », prévient Philippe Simon, l'un des quatre conseillers municipaux d'opposition. « C'est assez facile de dire que l'on veut construire des barres d'immeubles pour effrayer les gens. Bien évidemment, ce n'est pas notre intention », répond Jacques Duc, le directeur de la communication et du cabinet du maire, Béatrice Santais n'étant pas joignable du fait de ses obligations parisiennes de député.

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Dans ces temps de plus en plus incertains, medications le Professeur Claudius réussit lui à y voir clair. Il vous annonce même à quoi ressemblera votre automne avec son horoscope allobroge.

Après s’être accordé quelques jours de vacances (ça fait un bail que ça ne nous était pas arrivé), le canard savoyard qui ouvre son bec est bel et bien de retour sur vos écrans. Et tandis qu’août s’époumone dans un dernier souffle, La Voix est déjà tournée vers septembre pour vous proposer ni plus ni moins que de découvrir ce que vous réserve la prochaine rentrée. En effet, laissez tomber votre thème astral habituel, oubliez tous ces horoscopes chinois, thaïlandais ou même yougoslaves, car nous vous proposons aujourd’hui, et en exclusivité, le premier et l’unique horoscope allobroge. Alors, pas une seconde à perdre, grâce à Professeur Claudius, notre Madame Irma des Alpes, repérez vite votre signe et découvrez ce que demain vous réserve, ou presque…

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Afin de comprendre pourquoi le boson de Higgs est perçu comme la découverte du siècle, sickness La Voix a rencontré celle qui a fait en sorte que les protons du CERN tournent bien rond. Notre Savoyard de l’année !

« Regarde ce faisceau comme il est beau ! Il est vraiment tombé pile où on voulait. Y a de quoi être content, viagra sale comme un gamin qui met un but ! » Quatre ans après, pharm Katy Foraz est toujours émerveillée, enthousiaste et très fière de montrer les résultats de la première expérimentation menée avec ce qui est un peu son bébé, le LHC, le plus grand accélérateur de particules au monde. Un tunnel circulaire de 27 kilomètres situé à 100 mètres sous terre, à cheval entre le canton de Genève et le pays de Gex. Il a pour objet de provoquer la collision de minuscules particules à la vitesse de la lumière. Et sur le graphique et l’image transcrivant le résultat de 2008 que nous montre Katy, on constate en effet qu’elles ont immédiatement tapé dans le mille. Des faisceaux de protons ont ainsi pu se fracasser les uns contre les autres. Comme dans une sorte de séance de tirs au but pour physiciens, épreuve dont l’inlassable répétition a finalement permis de découvrir cet été ce qui était considéré comme le chaînon manquant dans la constitution de l’univers, le boson de Higgs.

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Dans quelques jours, nos voisins suisses accueillent les rencontres internationales de l'anarchisme. Alors on est allé demander à une de ses organisatrices savoyardes : Bakounine is not dead ?

Du 8 au 12 août prochain, Saint-Imier accueille les rencontres internationales de l’anarchisme, une commémoration des 140 ans du congrès de la Première Internationale anti-autoritaire qui marqua la scission du camp socialiste entre les marxistes et les libertaires. Le choix de cette commune du Jura Suisse de 5 000 habitants ne doit rien au hasard : c'est en effet dans un des hôtels du village que fut organisé en septembre 1872 ce congrès, auquel assistait notamment le philosophe russe Mikhail Bakounine (1814-1876). En ce haut-lieu du mouvement anarchiste, près de 3 000 personnes sont attendues pour assister à des conférences, à des projections de films, à des débats et à des concerts. L'objectif ? « Faire le bilan de l'histoire du mouvement anarchiste: ses réalisations, ses espoirs, ses défaites et ce qu'il en reste aujourd'hui, les combats qui sont les siens et ceux qu'il partage avec d'autres ». Oui, mais encore ?

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Du fait falsifié à l’oubli volontaire, order un documentaire diffusé sur France 5 accumule les contres vérités sur le linceul de Turin. Revue de détail par l’auteur de Qui a peur du saint suaire ?

France 5 diffuse actuellement une série documentaire réalisée par Patric Jean, Mirages. L’objectif de cette œuvre proposée par la chaîne du savoir est de dénoncer l’obscurantisme qui, de tout temps, se serait « opposé à la raison », comme le souligne la voix off dans le premier épisode consacré aux miracles religieux. Dans ce film, d’après ce qu’on peut lire sur le site de France 5, « le professeur Henri Broch avec une équipe de spécialistes, met les miracles à l’épreuve de la science ». Démontrer scientifiquement qu’il n’y a pas de miracle, voilà donc l’intention. Alors, direction Lourdes ? Va-t-on nous révéler la véritable cause des guérisons dites miraculeuses ? Ou nous faire un inventaire de tout ce qui pourrait être considéré comme une intervention divine défiant les lois de la physique ? Non, pour discréditer la notion même de miracle, le film se contente de deux exemples, dont l’un que je connais bien : le linceul de Turin. Et ce qu’il en est dit ressemble fort à un tissu de mensonges.

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Quinze jours après l'annonce de la fermeture du site de l'usine Camiva, les 174 salariés sont allés chercher du travail à l'agence Pôle emploi de Chambéry. Une action symbolisant un chômage inévitable.

Après la mobilisation du 16 mai dernier (voir notre reportage vidéo), les 174 salariés de Camiva se retrouvant sur le carreau suite à l'annonce de lla fermeture de l'usine de Saint-Alban-Leysse ont organisé une nouvelle action ce mercredi 13 mai. Après avoir débrayé, ils ont défilé jusqu'à l'agende Pôle emploi de Chambéry pour aller chercher du travail, dénonçant des licenciements boursiers. Une façon pour eux de dire que le chômage est inévitable et de dénoncer l'insuffisance du plan de reclassement. De son côté, la direction de Camiva a rencontré deux jours plutôt le Préfet de Région et plusieurs élus locaux pour leur confirmer que la fermeture du site était une décision irrémédiable et leur présenter son plan de réorganisation industrielle ainsi que le calendrier de la procédure. Autrement dit, c'est bien la fin des camions rouges made in Savoie qui seront désormais fabriqués en Allemagne. A moins que d'ici à la fin de l'année, la mobilisation ne change la donne...

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A Saint-Alban-Leysse, 300 personnes se sont rassemblées ce mercredi devant le site de l'usine Camiva qui va fermer ses portes d'ici la fin de l'année. 174 salariés sont sur le carreau.

Le 7 mai dernier, le constructeur de camions de pompiers Camiva, filiale d'Iveco, a annoncé la fermeture de son usine de Saint-Alban-Leysse. La production doit être transférée en Allemagne. 174 salariés se retrouvent sur le carreau, sacrifiés au nom de la mondialisation et des intérêts d'une multinationale, sans compter les sous-traitants qui seraient environ 500 dans l'agglomération chambérienne selon la CGT. Des propositions de reclassement dans les autres entités du groupe ont été faites par la direction, mais elles sont loin de satisfaire les salariés qui veulent sauver leur outil de travail et leur emploi. Implanté depuis 1971 près de Chambéry, Camiva a compté jusqu'à 500 salariés dans ses ateliers. L'entreprise savoyarde a été détenue par Renault avant d'être rachetée en 1997 par le groupe Iveco, lui-même filiale de Fiat Industrial. 
Au premier trimestre 2012, le groupe italien a enregistré un bond (93%) de son bénéfice net qui s'établit à 207 millions d'euros, contre 114 millions au premier trimestre 2011.

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Alors que les guignols de l’UMP et du PS bataillent par meeting interposé en vue du verdict du 6 mai, la brigade du 73e BCA vient de procéder à sa propre élection. Mais qui sera le roi des clowns ?

Le 21 avril, la brigade de clowns activistes de Chambéry – le 73e BCA – a organisé un scrutin pour élire le Roi de clowns. L'objectif ? « Commémorer la grande comédie démocratique nationale qui s'est déroulée le 22 avril : les nez-lections pour rendre hommage aux candidats à la Médisance de la Raie Publique ». Action inutile diront certains, ou alors critique acerbe de cette élection présidentielle devenue la clef de voûte d’une république célébrée par tous les candidats, et plus encore par les deux finalistes. « Nous voulons nous souvenir, en ce jour saint, des changements miraculeux que les élections apportent à nos vies. Nous voulons rendre hommage aux candidats à la Médisance de la Raie Publique : les grands sauveurs de nos vies misérables. Qu’ils soient couverts de gloire et de pouvoir ! Vive le Droit de Vautre ! » Chaque clown a pu vautrer pour son candidat préféré, mais finalement personne n'a été élu. Un signe annonciateur pour le 6 mai ?

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L’université de Savoie va se choisir un nouveau président. Deux candidats sont au coude à coude au terme d’une campagne où le chiffon rouge de la disparition n'a jamais été autant agité. Décryptage.

Publiée il y a peu sur notre site, la tribune de Noël Communod – conseiller régional Europe écologie les verts et président du Mouvement région Savoie – sur la mort programmée de l'université de Savoie a fait parler d'elle. Les colonnes du Monde nous ont même appris que Gilbert Angénieux – le président de la fac – avait été « piqué au vif en [la] lisant ». C'est que le conseiller régional écolo-régionaliste l'y accuse de fomenter « un projet de fusion à peine voilé [de la] jeune université de Savoie (…) de plus en plus dépendante des pôles universitaires grenoblois et lyonnais dans lesquels elle est appelée à être assimilée ». Communod n'est pas le seul à s'inquiéter. « C'est la question même du devenir de l'université de Savoie en tant qu'établissement autonome qui est posée », indiquait par exemple Christian Monteil – président du conseil général de Haute-Savoie – le 20 février dernier. La question de l’autonomie d'une université menacée par l'ogre grenoblois date en fait quasiment de sa création en 1979, mais elle est devenue ultra sensible depuis deux ans et anime en ce moment la campagne des élections univesritaires dont on connaîtra le dénouement le 17 avril prochain.

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