Portrait

Bernard Dauvet ne transforme pas le plomb en or, pharmacy mais son travail nécessite une alchimie plus que centenaire. Petite visite chez le batteur d’or du Chablais.

A Excenevex, find les Dauvet font vivre leur petite entreprise depuis 1939. Mais dans cette famille non originaire de Savoie, on est batteur d’or de père en fils depuis 1834. Aujourd’hui, Bernard se démène pour rester sur un marché étroit. Sa société est la seule en France à pratiquer ce métier, une profession qui requiert savoir-faire et minutie. Et il faut du temps pour obtenir un produit d’excellente qualité. La tâche n’est pas aisée, d’autant que la concurrence étrangère applique une politique de prix plus bas. L’entreprise Dauvet se doit d’apporter le petit plus qui fait la différence. Son travail est reconnu dans le monde, puisque les feuilles d’or Dauvet se trouvent aujourd’hui sur la devanture de l’opéra de Paris, sur la statue de la Liberté à New York ou, cette fois-ci en Savoie, sur la vierge dorée de Notre-Dame-de-Myans.

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Installé à cinq kilomètres du centre de Chambéry, viagra sale Guy Carraz a vite compris qu’il devait passer au maraîchage pour continuer à travailler en agglomération. Cela a fait de lui un paysan heureux.

On a tous un lien avec elle dans nos familles. Elle a modelé les paysages que nous envie toute la France, et le mode de vie qui lui est dévolu a marqué notre mode de pensée local. L’agriculture, nul ne le contredira, constitue une part importante de l’identité savoyarde, autant que les téléskis et les pistes noires en tout cas. Pourtant, les quarante dernières années l’ont mise à mal. L’activité agricole, qui occupait encore un savoyard sur deux en 1940, ne représente plus que 1,8% de la population active. Même si c’est deux fois plus que la moyenne nationale, le constat est amer. L’agriculture est en train de disparaître de notre environnement et c’est encore plus vrai dans les zones urbanisées. Mais Guy Carraz et son épouse Marie-Louise maintiennent encore la tradition là où on la croit parfois complètement disparue : en agglomération. En l’occurrence celle de Chambéry.

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A Attignat-Oncin, pharmacy un des deux derniers tanneurs de France s’affaire à refaire une beauté aux peaux de crocodiles, de rhinocéros, de panthères ou de ce que vous voulez. Tant que la bête est réglo.

Si vous voulez voir girafes, rhinos, crocos, panthères, en tout plus de cent trente espèces de bétians (en savoyard dans le texte) de tous les continents, il vous faut venir à Attignat-Oncin, village paisible de Savoie à deux minutes du Lac d’Aiguebelette, comme disent les dépliants touristiques. Là, rassurez-vous, vous ne craignez rien, ces animaux ne sont pas à l’abade (idem), mais… en stock. Nous ne sommes pas dans un parc zoologique, mais à la Tannerie Rougy, l’une des deux dernières de sa sorte en France - le concurrent est dans le Perche. La Voix y est allée rencontrer les gérants qui nous ont parlé de leur métier. Mal vu par certains, il sont néanmoins héritier d’un antique savoir-faire. Lire la suite...

 

Il est guide, and agriculteur, purchase maréchal-ferrant, here croque-mort. Entre autres. Aux Contamines-Montjoie, Francis incarne toutes les traditions montagnardes. Un vrai Callamard d’altitude.

Au fond du Val Montjoie, au bord du chemin des Echenaz, la porte étroite d’une ferme vieille de trois cent ans s’ouvre sur le visage espiègle d’un grand blond frisé comme un de ses moutons. Nous sommes chez Francis Callamard, une des fortes personnalités du pays du Mont-Blanc. Des colliers de chevaux dans une ancienne étable transformée en salon-bar rural, un feu de bois qui crépite, une pièce modeste comprenant le strict nécessaire d’une cuisine et d’une chambre à coucher, une « borne » pour faire sécher et fumer jambons et saucissons : ces murs transpirent le terroir et la tradition qui imprègnent toute la vie de ce Contaminard bon teint.

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Face à la pollution ou la hausse des prix du gasoil, Henri réagit. Et pour que carbure son tracteur, il fait désormais le plein avec sa friteuse. Vas-y, mets de l’huile.

Sur cette colline située près d’Aiguebelette, il flotte dans l’air un parfum de… friture. Nous ne nous apprêtons pourtant pas à déguster des perchots du lac. Cette odeur habituellement cantonnée aux cuisines provient du tracteur d’Henri. Il vient de démarrer son engin quinquagénaire après avoir vidé le contenu de sa friteuse dans le réservoir. Depuis quelque temps, Henri roule à l’huile, du moins à travers champs. Et ça marche, sans même avoir besoin de mélanger ce breuvage de récup’ à du diesel. Pas étonnant en fait, puisque, dès 1911, Rudolf Diesel déclarait que « le moteur diesel peut être alimenté avec des huiles végétales ». L’homme a même prédit que bien que l’utilisation de ces huiles puisse sembler insignifiante, « elles deviendront aussi importante que le pétrole. » On a sans doute eu besoin d'un siècle pour s’en rendre compte.

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Fondatrice du feu Lambda Vote, nurse Aurore Hermet a su imposer sa jeunesse et son regard dans le microcosme social chambérien. Une fille qui n’a pas froid aux yeux.

Mèches de cheveux noirs tombant sur teint blanc, malady minois sympathique et enfin un regard. Surtout un regard. Bleu et profond, hypnotique, déconcertant, dérangeant même. Il faut un moment pour s’y soustraire et tenter de découvrir la fille qui se cache derrière. Aurore Hermet, 26 ans, est responsable de deux résidences sociales à Chambéry. Des lieux de vie qui recueillent, pour des périodes plus ou moins longues, des gens fatigués d’attendre un hypothétique placement en logement OPAC. Beaucoup d’hommes seuls, de mamans avec leurs enfants aussi, de bénéficiaires du RSA, d’adultes handicapés et puis des chômeurs. « Je suis un peu concierge, un peu assistante sociale. Je suis là pour gérer les conflits aussi… », constate-t-elle. Un sacerdoce qu’on imagine à mi-chemin entre mère poule et père fouettard.  Assise sur la banquette, elle trempe ensuite ses lèvres avec précaution dans son thé nature.

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Installée à deux pas de Chambéry, sales Marjorie Covarel est ostéopathe pour chevaux. Ses méthodes paraîssent étranges, mais ses résultats font d’elle une sorcière bien aimée.

En pénétrant dans l’écurie Covarel, on ne se doute pas qu’on vient de mettre les pieds dans une espèce de zone d’expérimentation médicale. On admire plutôt la quinzaine de chevaux qui occupent les lieux. Si la plupart sont tranquilles dans leurs boxes, l’un s’apprête à se faire manucurer par le maréchal-ferrant tandis qu’un autre est en phase d’entraînement dans le manège. Ce sont des chevaux de compétition. Des bêtes affûtées, aussi réactives qu’une formule 1 et ingérables pour un cavalier du dimanche qui se retrouverait très vite les quatre fers en l’air si l’envie lui venait de grimper dessus. Marjorie Covarel, la maîtresse des lieux, fait elle-même du concours à un niveau professionnel. A trente-six ans, elle est une jeune cavalière. « C’est un sport qui demande beaucoup d’expérience et j’ai encore vingt ans de compétition devant moi. » Le temps pour elle d’amener au plus au niveau quelques chevaux. C’est que son truc, ce n’est pas seulement de les monter.

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C’est avec ses doigts que Jean-Christophe Hermann honore la Savoie. A Evires, pills il fait fonctionner en famille sa petite entreprise de poterie. Un véritable musée vivant.

En quittant la nationale pour atteindre la petite commune d’Evires, cialis on sait immédiatement que l’on ne risque pas de se faire prendre dans les embouteillages. La route, viagra de plus en plus étroite, passe sous l’autoroute et serpente tranquillement dans la verdure. Juste avant d’entrer dans le village, une petite pancarte indique : « Poterie ». Une ligne droite vallonnée plus tard, on découvre une ancienne maison bien tranquille où l’on passerait bien quelques jours de repos. Mais on se demande bien quelle idée a eu Jean-Christophe Hermann d’aller monter un musée et un magasin dédiés à la poterie dans un lieu si peu exposé. Maintenant, des clients sont déjà là, venus profiter des talents du maître des lieux. Comme bon nombre de Japonais, d’Américains, d’Allemands, d’Anglais ou d’Italiens l’ont fait avant eux. Les poteries de Jean-Christophe Hermann sont connues dans le monde entier, et son incroyable collection de pièces anciennes a réussi à remettre au goût du jour un artisanat local qui a bien failli disparaître. Pourtant, pas mal de locaux lgnorent encore que le temple de la poterie savoyarde se trouve à Evires, là où ça dépote.

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BiodynamiqueDominique parle aux taupes qui gravitent autour de chez lui. Il affirme les tenir à l’écart en leur demandant bien poliment. Taupe, sale y es-tu ?

A la Bergerie d’Orgevat, view une ferme un peu particulière située sur les hauteurs de Bonneville, j’ai assisté cet hiver à un curieux rituel. Avec ses amis de l’association en charge du fonctionnement de la bergerie, Dominique Delavigne faisait le tour du propriétaire en demandant aux taupes de bien vouloir quitter les lieux. La petite troupe n’avait pas l’air particulièrement allumée, mais je me demandais quand même où j’avais bien pu atterrir… Dominique a débuté sa carrière comme berger. Alors âgé d’une vingtaine d’années, il a découvert les techniques de l’agriculture biodynamique professées au début du siècle dernier par le philosophe allemand Rudolf Steiner. Il a passé sa vie à les mettre en œuvre. Pendant une trentaine d’années comme horticulteur ou paysagiste et, depuis l’an 2000, dans la ferme expérimentale qu’est la Bergerie d’Orgevat.

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Depuis le Festival du film à la con de la vallée du fromage rond, l'ambassadeur Anselme nous souhaite la bienvenue dans les Années Fondues.

Membre indéboulonable du jury du splendide Festival du film à la con qui débute ce soir à Thônes (http://www.festival-film-ala-con.com/), il évolue dans l’astral illuminé de la vallée du fromage rond où il savoure les Années Fondues. Anselme les attendait depuis la publication, au milieu des années huitante, d’un manifeste intitulé Vive la fondue !, ouvrage sans précédent qui allait lui permettre de rencontrer les producteurs de la société Musique et Fromage.

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