Société

Chambéry fut une étape décisive de la Marche pour l'égalité. Djamel Attalah s'en souvient, tout comme de la récupération par SOS racisme. Le marcheur revient sur ces points clés négligés par la version ciné.

Sorti mercredi dernier sur les écrans français, le film La Marche remet en lumière un événement que la mémoire collective avait oublié : la Marche pour l'égalité et contre le racisme organisée il y a trente ans, après que Toumi Djaidja, un jeune du quartier des Minguettes à Vénissieux, se soit fait tirer dessus à bout portant par un policier, en juin 1983. Un genre de bavure et de crime raciste à l'époque presque monnaie courante. On compta en effet près de cinquante morts de Maghrébins en France pour les seules années 82 et 83. Flottait alors dans l'air un esprit revanchard post guerre d'Algérie, et les meurtriers jouissaient d'une forme d'impunité devant des tribunaux. Tout cela incita des jeunes des Minguettes et deux religieux membres de la Cimade (une association oecuménique impliquée dans la défense des droits des immigrés), le père Christian Delorme et le pasteur Jean Costil, à se mettre à marcher en s'inspirant des luttes non violentes de Gandhi et de Martin Luther King. Parmi ces marcheurs, Djamel Atallah joua un rôle primordial.

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Eleveur de moutons à Saint-Jean-d’Aulps, buy cialis Claude Cottet vient de perdre son troupeau après avoir tenu tête à la police et à la justice pendant plus de dix ans. Entretien avec un résistant.

Depuis qu’on lui a offert un agneau pour sa communion solennelle, en 1958, Claude Cottet-Puinel a toujours vécu entouré de moutons. Mais depuis un mois, c’est terminé pour ce jeune septuagénaire : son troupeau a été réquisitionné. Le berger de Saint-Jean-d’Aulps a vu partir ses brebis, lui qui tenait pourtant bon, coûte que coûte, depuis plus dix ans qu’on l’avait sommé de se séparer de ses bêtes et de prendre sa retraite. La justice et les gendarmes ont eu raison d’un irréductible Savoisien qui refusait de quitter son alpage. Quitte à se barricader et à tenir un siège dans sa bergerie, armé de son opinel, pour empêcher les forces de l’ordre de saisir les brebis de cet agriculteur mis en liquidation judiciaire en 2001. Alors que son troupeau a finalement été vendu – ou plutôt bradé – aux enchères le 24 juillet dernier (voir cet article du Messager), le berger chablaisien est aujourd’hui dans La Voix pour livrer sa version des faits.

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Areva veut vendre sa filiale informatique dont l’un des centres est à Technolac. Ses employés savoyards redoutent une délocalisation, et pour sensibiliser l’opinion, les voilà prêts à se transformer en fessemen.

C’est un des plus gros employeurs de Savoie Technolac, où Euriware compte 200 salariés. Tous menacés par la vente de la filiale informatique d’Areva, annoncée lors d’un Comité central d’entreprise le 11 juillet dernier. Une affaire passée plutôt inaperçue, au grand dam des 2000 employés d’une entreprise bénéficiaire mais jugée non-compétitive dans le marché très concurrentiel des SSII (société de service en ingénierie informatique). « Cela montre que la politique d'Areva est pilotée par l'argent et non par la sécurité, un comble quand on traite du nucléaire », nous alertait dernièrement des salariés savoyards d’Euriware. Et aujourd’hui, ils sont prêts à devenir des fessemen pour enfin attirer l’attention, lançant une page facebook (voir ici) où, à chaque millier de like, vous aurez droit au postérieur d’un ou d’une employée. En attendant, le délégué CGT du centre de Technolac est dans La Voix pour plaider contre le dessapage de son entreprise.

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Comme chaque été il est de retour notre Grand Test savoyard. Et le révélateur de votre conscience allobroge se fait très sportif pour le centenaire du Tour. Mais ici, no rx se doper ne vous aidera pas à gagner.

Soleil, unhealthy je t’aime quand tu sembles enfin enclin à venir lécher nos corps alanguis et transpirants de bonheur. Chaleur, viagra sale je t’adore quand tu transformes nos cerveaux en puddings ramollis dispersant le temps d’une parenthèse nos crises et nos misères quotidiennes… Cette fois ça y est, l’été semble lancé pour de bon. En tout cas, nous, on y croit. Et comme chaque année, il revient, telle une ritournelle, se faire une place entre le monoï, les mots croisés de Télé 7 jours et les piquouzes de mosquitos. Non, je ne parle pas du Tour de France, mais de notre Grand test de l’été. Avec pour cette nouvelle  édition, centième Tour oblige, une rafale de questions et même une petite surprise en l’honneur de la Grande Boucle. Alors, ami lecteur d’Evian ou de Chamonix, de Modane ou d’Aix-les-Bains, finis ton demi, lâche ton cône glacé, redresse-toi sur ta chaise ou ta serviette, trouve au plus vite une position idéale et tiens-toi prêt à jouer.

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Alors que le début du percement du tunnel international est annoncé sous couvert de reconnaissance, les opposants au Lyon-Turin soupçonnent ses promoteurs de poursuivre les travaux en catimini. Décryptage.

En avril dernier, les opposants au Lyon-Turin portaient plainte contre X, auprès du parquet de Paris, pour préjudice à l'intérêt public. Dans leur viseur, l'appel d'offre lancé le 22 décembre 2012 par Lyon-Turin ferroviaire (LTF) afin de creuser, en Maurienne, de nouvelles galeries de reconnaissance du futur tunnel transfrontalier. Celui-ci évalue le montant des travaux dans une fourchette comprise entre 250 et 500 millions d'euros, tandis que les médias italiens révélaient dès avril 2012, soit 8 mois avant la publication de l’appel, un montant de 450 millions. « Cette divulgation du montant de l'évaluation interne de la société LTF est interdite et porte préjudice à l'intérêt public en limitant la compétition à la baisse. Elle empêche le libre fonctionnement de la concurrence et fait obstacle à ce que les propositions des candidats soient tirées vers le bas, et que soit obtenue la meilleure offre économique », estime Daniel Ibanez, l’un des quatre signataires de la plainte.

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La Savoie libre a de plus en plus de partisans chez les jeunes. Du jamais vu dans une mouvance qui se répand désormais au-delà des groupements via le web. Enquête sur la nouvelle vague savoisienne.

Le fils d’une amie chambérienne en serait presque à désespérer sa mère. La faute à une passion survenue l’année dernière. « C’est parti de mon goût pour le reblochon, viagra 60mg confie Victor, 15 ans. Comme ça représente la Savoie, ça m’a amené à défendre tout ce qui était savoyard, puis à taper Savoie libre sur Google. Et là, j’ai adoré ce que j’ai trouvé, comme ce gars arrêté par les gendarmes leur disant qu’ils n’ont rien à faire ici, et qui s’en va sans problème. Ma mère me tuerait si je faisais ça, mais c’est trop la classe ! » Quand l’amour du rebloch’ conduit à une envie de rébellion, nous voilà face à un signe typique de notre époque postmoderne. Un attachement au territoire allant de pair avec une défiance pour les institutions, un refus de l’autorité sous couvert d’identité, pourrait-on dire à la maman. En ajoutant que ce n’est pas un cas isolé, car de plus en plus de jeunes rêvent d’une Savoie libre.

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L’affaire qui opposa notre reporter Mikaël Chambru à la SNCF et au ministère public s’est terminée par une relaxe définitive prononcée à Lyon. Avec un baroud d’honneur du grand n’importe quoi.

Enfin, see c’est fini. En rendant son arrêt le 21 février dernier, rx la Cour d’appel de Lyon a mis un terme à l’affaire dans laquelle notre reporter Mikaël Chambru était poursuivi pour entrave à la circulation des trains, depuis plus de deux ans. Avec pas moins de quatre procès, et surtout du grand n’importe quoi. Ayant débuté par l’affirmation de la police qu’il fallait être détenteur d’une carte de presse pour exercer la liberté d’informer, nos péripéties judiciaires se terminent avec une cour lyonnaise déclarant qu’un journaliste, même encarté, n’a pas le droit de faire un reportage sur des gens en train de commettre une infraction. Tout en relaxant Mikaël, alors qu’il aurait bel et bien selon la cour commis cette faute relevant du pénal. Curieuse justice, étrange affaire, de laquelle on peut finalement bien rire, devant le niveau de grotesque qui a été atteint. Ah, si seulement cette rigolade ne nous avait pas coûté tous nos sous…

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Enorme affluence ce samedi dans le Val de Suse où 80 000 personnes auraient manifesté contre le projet Lyon-Turin. Retour en image sur cette démonstration de force des No-Tav.

Sous la pluie mais dans une ambiance festive, abortion des dizaines de milliers de manifestants ont défilé ce samedi entre Suse et Bussoleno pour dire une nouvelle fois leur opposition au projet de ligne à grande vitesse transalpine. 200 Savoyards ont fait le déplacement dans le Val de Suse. Cette mobilisation marque un tournant historique pour les No-Tav, cure mouvement de résistance citoyenne enraciné depuis vingt ans contre un projet jugé « inutile, viagra buy aberrant, coûteux et dangereux ». La donne politique a en effet radicalement changé depuis les législatives italiennes de février et les 25% des suffrages recueillis par le Mouvement Cinq Etoiles (M5S) de Beppe Grillo. « Un quart du Parlement est avec nous désormais », se réjouit Sandro Plano, président de la communauté de montagne du Val de Suse, une vallée où le M5S a dépassé les 40%. Résolument anti Lyon Turin, ses nouveaux élus témoignent d’une hostilité persistante du Val de Suse au projet malgré l’avis des maires de Suse et de Chiomonte.

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Alors que la SCNF s’acharne contre un de nos reporters comme si elle voulait nous faire taire, case notre secrétaire vous lance un appel : adhérez à l’association La Voix. Elle a besoin de vous.

Lecteurs, view lectrices, vialis 40mg vous vous délectez de nos pages consacrées à la législation du reblochon en territoire helvète, vous êtes devenus des inconditionnels des recoins les plus méconnus de notre histoire savoyarde, et les frères de Maistre sont quasiment de vos intimes. Vous êtes aussi « total-accros » à nos vidéos sur les anti-JO, anti-Lyon-Turin, antipasti, vous trouvez que nos journalistes sont beaux, qu’ils sentent bons, et vous êtes secrètement amoureux d’eux… Bref, vous kiffez votre canard savoyard. Alors devenez adhérent de l’Association la Voix ! Depuis 2009 et la fin de sa parution en kiosque, La Voix des Allobroges s’est en effet constituée en association loi de 1901. Grâce à vous, votre cher canardo pourra ainsi continuer de l’ouvrir, et vous informer en toute liberté. Mais plus simplement, La Voix pourra toujours exister malgré les menaces financières qui planent, encore et toujours, sur elle avec le procès interminable nous opposant depuis maintenant plus de deux ans à la SNCF.

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Pendant que Florence Cassez est reçue à L’Elysée, hospital le Savoyard Michaël Blanc croupit toujours dans une cellule indonésienne. Sa grand-mère déplore que la France ne fasse rien pour lui.

C’est un peu le « Florence Cassez savoyard ». Et comme lui, store ils sont plus de 2 200 à survivre dans l’ombre de la Nordiste, 2 216 ressortissants français pour être exact, toujours détenus à l’étranger, et qui n’ont pas la chance, eux, de se réchauffer (ou si peu) aux lueurs médiatiques. Parmi eux, Michaël Blanc. Ce Savoyard de 39 ans, originaire de Bonneville, a été arrêté en décembre 1999 à l’aéroport de Bali en possession de 3,8 kg de haschich caché dans des bouteilles de plongée. Condamné à perpétuité à la suite d’un procès joué d’avance, pendant lequel il n’a pourtant cessé de clamer son innocence, il purge depuis sa peine d’une prison à l’autre, épaulé dans ce combat par sa mère, Hélène Le Touzey, qui s’est installée en Indonésie dès le début de l’histoire. Une abnégation qui débouchera sur la réduction de la condamnation de son fils ramenée à 20 ans en 2009. Un combat épique, loin des caméras et des micros, et du ramdam de l’affaire Cassez.

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