Tribune Libre

Aux assises de la transition, a été imaginé un avenir respectueux de ce vieux territoire savoyard qu'est le Bugey. On y causa d'économie, d'éducation, de santé et bien sûr de jardinage.

Les assises de la transition en Bugey, qui se sont déroulées les 28 et 29 juin à Belley, ont été l'occasion de connaître cet immense territoire partagé entre Rhône et Jura. Un territoire qui, comme l'a rappelé l'article Le Bugey, terre d'histoire et d'innovation, a été une composante essentielle du royaume du Bourgogne puis des états de Savoie. Pierre Duparc en fait même le reliquat de la grande province de Sapaudia qui a accueilli les Burgonde en 443, et donc en quelque sorte le berceau de la Savoie. Quoi qu'il en soit, Belley fait parti de son noyau originel et de la puissance des humbertiens. « Grâce au mécanisme de patrimonialisation des sièges épiscopaux décelé au début du siècle par Georges Manteyer et récemment mis en lumière par Laurent Ripart, le comte Humbert 1er put exercer pleinement son autorité dans l'évêché tenu par son frère et bientôt son petit fils », précise Cyril Ducourthial de l'université Lyon 2 dans Géographie du pays de Savoie en l'an mil.

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Porte-parole de la Confédération paysanne de Savoie, Thierry Bonnamour sera jugé aujourd'hui à Amiens suite à l'action contre la ferme-usine dite des 1000 vaches. Un projet qu'il considère aberrant.

Sortir un fait de son contexte peut lui faire dire tout et son contraire. Une des fonctions de la justice est de restituer le contexte pour juger des mobiles des faits. Nous mettre en cause pour vol aggravé ou recel de vol, c'est comme si une personne, placée au pied d'une falaise, dit voir un mur alors qu'il s'agit d'une chaîne de montagne. Il est évident que les actions syndicales du mercredi 28 mai 2014 dépassent de loin la relation entre Mr Michel Romery et nous-mêmes. En fait, l'acte syndical posé le mercredi 28 est un acte politique, un acte d'interpellation des citoyens. En effet, aujourd'hui, nous sommes à un tournant de notre histoire nationale. La France est de part le monde entier le pays de l'excellence gastronomique. La France, dont la cuisine est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'Humanité, doit se prononcer sur l'avenir d'un pilier de son identité culturelle.

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Réagissant à l'opposition d'Hervé Gaymard au projet de réforme territoriale, le MRS appelle le président du 73 à relancer le processus de régionalisation savoyarde. La seule solution pour éviter la disparition ?

Le mercredi 18 juin, le conseil des ministres a adopté le projet de loi sur la réforme territoriale, qui devrait conduire à la création une région Auvergne-Rhône-Alpes. La Savoie (les deux départements) n'y comptera que 27 élus sur 150 (10 pour la Savoie, 17 pour la Haute-Savoie), soit une goutte d'eau dans un lac. Sur sa page Facebook, le député Hervé Gaymard, président du conseil général de Savoie, prend position contre ce projet de loi et s'inquiète du devenir des deux départements savoyards : « Cette loi est une mauvaise loi et je la combattrai à l'Assemblée Nationale. Elle tue la proximité car notre Savoie sera diluée dans une immense région qui n'a aucun sens. Avec seulement dix conseillers régionaux élus à la proportionnelle, c'est à dire qui ne seront reconnus dans aucun territoire, les Savoyards n'auront plus d'élus à interpeller pour faire avancer les dossiers. »

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Selon l'historien Claude Barbier, nos départements ne peuvent être supprimés sans consultation de la population savoyarde. Car elle était co-contractante d'une annexion négociée qui les avait actés.

Le 8 avril dernier, le premier ministre Manuel Valls, dans son discours de politique générale, affirmait sa volonté de supprimer les conseils départementaux (successeurs des conseils généraux) à l’horizon 2021, voire plus tôt. Le surlendemain, le sénateur des Bouches-du-Rhône Jean-Claude Gaudin pointait que la suppression des départements devait faire l’objet d’une réforme constitutionnelle qui nécessitait de trouver une majorité des 3/5e au Congrès (réunion des deux assemblées, Assemblée nationale et Sénat), que le premier ministre n’a pas. Autre solution, la voie du référendum, très aléatoire. À ce jour, la suppression pure et simple n’aurait donc plus la cote, du fait de cet écueil constitutionnel. Ne resterait plus alors que l’évaporation du département, par absorption immédiate ou progressive des compétences du conseil général qui seraient reprises par la région (quelle que soit la taille et les contours de celle-ci). Mais là aussi, il semblerait qu’on retomberait de nouveau sur l’écueil constitutionnel.

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Alors que la vente redoutée de la filiale d'Areva employant 200 personnes à Technolac (voir ici) se confirme, CGT Euriware dénonce une japonisation du nucléaire français.

Les instances CCE et CHSCT d'Euriware ont été consultées la semaine dernière sur la vente d'Euriware à Capgemini. Les élus n'ont pas émis d'avis estimant ne pas avoir assez d'informations sur le devenir des salariés et de la sécurité de l'informatique du nucléaire. La voie est cependant ouverte aux dirigeants d'AREVA et de Capgemini pour signer l'acte de vente.

Le mépris fait maintenant place à l’obscénité et à la fureur.

Place à l’obscénité économique, avec une entreprise bradée à moins de 15% de sa valeur estimée il y a moins d'un an, à laquelle s'ajoute les 6 M€ de dividendes qu'AREVA ne prendra pas cette année en guise de cadeau de bienvenue à Capgemini, permettant au passage une optimisation fiscale ! Et aussi les quelques 3 M€ payés par AREVA pour décoller EURIWARE de l'organisation et des moyens informatiques d'AREVA.

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Face au vote de nos députés sur la charte des langues régionales, Benjbe appelle à la dissolution définitive de l'Assemblée nationale. Et fait un rêve démocratique en ce jour de fête de la Savoie.

Le 28 janvier dernier, les députés se penchaient sur la « proposition de loi constitutionnelle visant à ratifier la charte européenne des langues régionales ou minoritaires ». Une charte qui fut signée en 1992 avec la convention européenne, mais jamais ratifiée par la France. La revoilà donc 22 ans après de retour dans l’actualité des bancs plus ou moins vides de l’Assemblée. Jetons donc un œil à ce qui nous concerne, à savoir le vote de "nos députés", forcement très sensibles à la sauvegarde de la langue locale, l’arpitan. Vous l’ignorez peut-être, mais il est très simple de savoir ce que son député vote quand il est à l’Assemblée nationale et qu’il ne roupille pas. Pour cela, rendez-vous sur le site de l’Assemblée, plus spécifiquement sur l’analyse des scrutins (voir ici). Et là, il faut bien le dire, c’est la consternation quand on découvre la position des élus savoyards…

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Le président du tunnel du Fréjus souhaite une augmentation du trafic routier, avec le soutien tacite des élus mauriennais. Un scandale pour la coordination des opposants au Lyon-Turin.

Le Dauphiné Libéré puis le journal La Maurienne du 23 janvier 2014, ont rendu compte des déclarations du Président de SFTRF (Société Française du Tunnel Routier du Fréjus détenue par l'État) concernant la baisse du trafic routier constatée en 2013, aux tunnels franco-italiens. Les élus et gestionnaires du tunnel routier « souhaitent une remontée du trafic en 2014 » et ne s'encombre pas de la pollution qui va avec. Que le Président du tunnel, avec une candeur indécente, ose une telle déclaration est déjà scandaleux, mais que les élus de la Maurienne qui pleurent à l'Assemblée les « murs de camions insupportables » soient présents et n'interviennent pas, l'est encore plus. Ils démontrent, si c'était encore nécessaire, que leurs déclarations sur le Lyon-Turin ne correspondent à aucune volonté de leur part et prennent la responsabilité de la mise en danger de la vie d'autrui. Lire la suite...

 

Alors que le Parlement a ratifié le traité franco-italien permettant la construction du tunnel international du projet Lyon-Turin, les écologistes rhonalpins dénoncent un gachis d'argent européen.

Les gouvernements et les parlements français et italien persistent et signent : il leur faut un tunnel de 57 km  sous les Alpes. Pour les écologistes, mieux qu’un deuxième tunnel coûteux, la France et l’Italie ont besoin d’améliorer leurs lignes et de stimuler le fret ferroviaire par de vraies politiques d’ensemble. Le sommet franco-italien du 20 novembre à Rome a une nouvelle fois formulé l’hypothétique urgence d’un nouveau tunnel transalpin. Malgré l’opposition des députés et sénateurs écologistes, le Parlement français vient de ratifier le traité autorisant la construction de la section internationale. Pourtant, le tunnel actuel du Mont Cenis permet d’ores et déjà de reporter les marchandises de la route vers le rail. Ouvert au grand gabarit depuis mai 2012 après un investissement de près d’un milliard d’euros, il n’est utilisé qu’au quart de sa capacité. Lire la suite...

 


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