Après les commentaires plutôt acerbes, voici un compte rendu plus exhaustif des assises de la Savoie. Sans donner d'avis, il vous rapporte tout ce qui s'est dit, ou presque.

Denis Varaschin (Président de l'Université Savoie Mont-Blanc) a présenté les Assises comme une soirée de réflexion entre acteurs et professionnels du territoire savoyard devant montrer par leurs expériences les réussites et l'ouverture de « l'éco-système des pays de Savoie ». Jean-Luc Favre, bâtonnier de Thonon représentant les bâtonniers savoyards, révéla son espoir de voir d'autres réunions de ce genre se tenir. Il a rappelé que les bâtonniers sont particulièrement concernés par les menaces sur la cour d'appel de Chambéry, une menace dont l'effet est fédérateur autour de l'avenir et de la défense du territoire savoyard. Claude Barbier, président de l'Union des Sociétés Savantes de Savoie, excusa Hervé Gaymard et Christian Monteil, présidents des conseils généraux de Savoie et Haute-Savoie, invités mais retenus par d'autres obligations. Il est revenu sur les origines de ces assises : une rencontre avec Jean-Luc Favre puis Denis Varaschin qui ont évoqué avec lui les menaces de fusion sur la cour d'appel et l'Université de Savoie, puis la réunion publique de Cruseilles en novembre 2014 avec Hervé Gaymard et Christian Monteil, au cours de laquelle ce dernier demanda à la société civile de se saisir du projet de création de collectivité à statut particulier Savoie Mont-Blanc et de le faire sien.


Les personnes présentes illustraient cette notion d'éco-système savoyard traduisant l'imbrication des divers domaines d'activités de la société. Et le contexte actuel justifiait ces assises. La France a sans doute besoin de réformes et de simplification, mais pourquoi réformer à la serpe, en cassant ce qui marche et a déjà fait ses preuves ? A titre d'exemple, Claude Barbier cita les sociétés savantes savoyardes qui se sont fédérés dès l'annexion de 1860. Une réussite culturelle qui peut inspirer d'autres domaines, mais qui pose aussi la question de son avenir : qu'adviendrait-il si demain la subvention du conseil général disparaissait ? Lors de l'annexion de 1860, la France avait promis le non démembrement de la Savoie historique, deux départements et une cour d'appel à Chambéry. Aujourd'hui, le démembrement de la Savoie est-il en cours ? Claude Barbier estima que avons le devoir devant nos devanciers de défendre ce qui a été acquis, ce qui ne peut se faire sans les habitants de Savoie et leurs représentants.

Alain Veyret, journaliste et directeur de publication d'Eco des Pays de Savoie, avait accepté d'animer cette soirée à la demande des organisateurs, l'Union des Sociétés Savantes de Savoie, l'Université Savoie Mont-Blanc et les Barreaux des Pays de Savoie. Il a prévenu immédiatement qu'il n'est pas neutre, acquis à la cause de la Savoie et de son territoire. Selon lui, des choix sont déjà faits mais le grand public n'aurait pas conscience de l'affaissement programmé des départements, d'autant plus inquiétant avec la fusion des grandes régions : Rhône-Alpes-Auvergne va ainsi nous mener jusqu'aux confins de l'Aquitaine... Or qu'y a-t-il de commun entre les pays de Savoie et l'Aquitaine ? Alain Veyret rappela que l'éco-système savoyard a fait ses preuves dès le développement industriel suivant la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Cette économie encore florissante aujourd'hui a été forgée par les Savoyards qui ont su faire prospérer un territoire plutôt pauvre en la matière à l'origine.


1ère table-ronde « Economie, tourisme, agriculture » 

Intervenants :

  • Pierre JACQUIN, Président de la Chambre d'Agriculture Savoie Mont-Blanc

  • Etienne PIOT, Président du Pôle compétitivité Mont-Blanc Industries

  • Côme VERMERSCH, Directeur de Savoie Mont-Blanc tourisme

  • Claude DEFFAUGT, Président du Club des Entreprises de l'Université Savoie Mont-Blanc

Pierre Jacquin souligna que le rapprochement des deux chambres d'agriculture de Savoie et Haute-Savoie s'est fait sur la base des racines identiques aux deux départements. Il s'est vite aperçu qu'ils étaient considérées comme des départements riches de Rhône-Alpes, mais relativement à la marge, ce qui permettait aux deux chambres de s'organiser entre elles pour évoluer. L'idée était de fusionner pour être plus forts et parler d'une seule voix qui soit mieux entendue au conseil régional et par l'Etat. En matière agricole, il y a très peu de différences. Les deux départements comptent de nombreuses appellations d'origines protégés et labels (95% de la production) qui font sa particularité. Les fonds de la chambre d'agriculture ont été ponctionnés à hauteur de 10% pour alimenter la chambre régionale qui traduit une volonté de régionaliser l'agriculture. L'Etat désengage ses aides à l'installation de jeunes agriculteurs et laisse la chambre d'agriculture départementale s'en charger, ce qui nécessitait de mettre en commun les moyens des deux chambres en fusionnant. Cette fusion s'est faite sans grandes difficultés. L'agriculture savoyarde a une identité très forte et n'est pas partageable. Pierre Jacquin insista sur le lien étroit existant entre l'agriculture et le tourisme, entre un bassin de vie et le cadre touristique. Savoie Mont-Blanc tourisme entre en résonance avec le territoire historique savoyard. L'identité savoyarde devrait être respectée par l'Etat. La Chambre d'agriculture Savoie Mont-Blanc, c'est 14 millions d'euros de chiffre d'affaire. Il y aurait aussi nécessité de s'organiser, d'échanger avec les Auvergnats qui n'ont pas envie de laisser s'évaporer leur identité. Les idées devraient venir d'en bas. Il faudait donc conserver notre liberté d'agir et de s'organiser dans nos territoires. 

Au point de vue de l'industrie et des services, Etienne Piot rappela la typologie économique très différente des deux départements savoyards : le tissu économique de la Haute-Savoie est marqué par un foisonnement de PME, PMI (ex : Téfal, Somfy, NTN-SNR...). Sur le strict plan économique, un rapprochement des deux départements semble moins évident. La contribution des industries au PIB de la Haute-Savoie est de 23%, soit plus du double de la contribution industrielle au PIB national. Une activité industrielle surtout tournée vers l'exportation, qui est le fait d'un tissu de PME (production : articles de sports d'hiver, impression 3D, etc...). Cette importance de l'activité industrielle a amené à la création du label Mont-Blanc Industries, sur le même modèle que les labels agricoles et touristiques. Un « éco-système » performant, surtout grâce à la proximité de l'échelon local. Dans le département de Savoie, l'activité industrielle est surtout le fait de mastodontes tels qu'Areva ou Placoplâtre, même si les Jeux Olympiques d'Albertville en 1992 ont eu un effet boostant sur le tissu de PME.

Claude Deffaugt souligna que la défense de l' « éco-système » savoyard n'est pas un combat conservateur d'arrière-garde mais doit montrer la réussite d'un modèle transposable à d'autres régions de France. En mettant en marche la réforme territoriale, le gouvernement aurait confondu vitesse et précipitation. Cette réforme territoriale devrait surtout l'opportunité de faire changer les états d'esprits et de (re)définir ensemble le modèle à venir pour la Savoie. Il ne peut se définir et se mettre oeuvre que par le biais d'un transfert de connaissances auprès des nouvelles générations. Il faudrait déjouer la déshumanisation du territoire induite par la réforme territoriale et mettre en oeuvre une identité commune à tous les acteurs locaux : l'identité savoyarde. Cette dynamique ne pourrait se lancer qu'en évitant les divisions et en fédérant les différentes énergies. Pour pérenniser le modèle savoyard il va inévitablement falloir « jouer plus collectif ». 

Répondant à une réflexion venue du public, Etienne Piot a estimé qu'avoir une double (voire plus) identité était parfaitement envisageable : on peut être Savoyard et Français sans contradiction. Cette identité savoyarde peine pourtant à se faire une place, ce qui au plan socio-économique se traduit par un problème de valorisation et une image réductrice (la montagne et les produits du terroir). L'industrie, voire même l'agriculture sont perdantes en image, ce qui occasionne un problème global de lisibilité et de communication : l'identité savoyarde offre d'elle une image incomplète. Un besoin de valorisation globale de la Savoie se fait sentir. Il faudra ne pas hésiter à prendre des risques pour incarner une Savoie dynamique, montrer qu'elle est un territoire vivant. De ce point de vue, il y a sans doute des exemples à prendre en Suisse voisine.

Marc Bron, président de l'association des enseignants de savoyard, remarqua qu'un restaurateur l'avait récemment contacté afin de pouvoir élaborer une carte en patois savoyard. La langue savoyarde (francoprovençal/arpitan) pourrait offre un moyen de promotion économique intéressant, surtout en ce qui concerne le tourisme. C'est l'exemple d'une valeur ajoutée, pour des personnes venant de l'extérieur de la Savoie.

Noël Communod, conseiller régional et président du MRS, rappela que le contexte politique n'est guère favorable aux projets savoyards : ils se heurtent systématiquement au jacobinisme dont le dernier exemple en date n'est autre que la réforme territoriale et la loi NOTRe, une vraie recentralisation des pouvoirs et compétences sous couvert d'une pseudo-régionalisation de la France. On passe d'un jacobinisme national à un jacobinisme régional avec la métropole de Lyon qui est actuellement en train de prendre ses marques au sein de Rhône-Alpes-Auvergne. Or le régionalisme politique, c'est partir de la base : l'échelon local devrait disposer de toutes les compétences dont il a besoin pour assurer son développement. D'où la nécessité de se mobiliser pour défendre et maintenir des centres décisionnels en Savoie.


 


2ème table-ronde « Université, monde judiciaire, services »

Intervenants :

  • Denis VARASCHIN, Président de l'Université Savoie Mont-Blanc

  • Stéphane SAUZZEDDE, Directeur de l'Ecole supérieure d'Art de l'agglomération d'Annecy

  • Olivier PUIG, Bâtonnier du barreau de Chambéry

Stéphane Sauzzède, après avoir rapidement présenté l'Ecole supérieure d'Art de l'agglomération d'Annecy, expliqua comment le local joue un rôle dans la vie de l'école. Après la réforme LMD qui a conduit au développement de filières art et design, la composante local a été intégrée aux réflexions de l'établissement et dans le travail des étudiants. Elle sert d'appui pour s'ouvrir à de nouveaux horizons, par le biais de réseaux et de projets. Cette perspective a par exemple conduit à un travail commun transfrontalier avec le Musée d'art contemporain de Genève. Stéphane Sauzzède appela à multiplier ce type de projets et à une mise en commun de ces « petits succès quotidiens » qui font la réussite du modèle savoyard.

Olivier Puig démontra ensuite que la justice est un élément structurant du territoire savoyard, marqué par l'existence de 5 tribunaux de grande instance et d'une cour d'appel héritée du traité d'annexion de la Savoie à la France en 1860. Il souligna qu'en Savoie, le système judiciaire fonctionne assez bien, voire bien mieux qu'ailleurs en France. Mais de réelles menaces planent sur les cinq tribunaux savoyards et sur la cour d'appel de Chambéry. La réforme engagée sous la présidence Sarkozy et les projets à venir ont en effet comme postulat de base l'équation suivante : une cour d'appel par région. Actuellement, il y a quatre cours d'appel en Rhône-Alpes-Auvergne. Ce serait donc trois de trop pour un gouvernement dont le leitmotiv tient en un mot : économies ! Les conséquences d'une disparition de la cour d'appel de Chambéry et de sa fusion avec les autres cours d'appel serait calamiteuses pour les usagers : actuellement le temps de traitement d'un dossier varie entre 10 et 12 mois à Chambéry, alors qu'à Lyon et Grenoble il oscille de 24 à 30 mois. On imagine aisément les délais de traitement qui résulteraient d'une telle fusion... Il importe donc de conserver le maillage territorial judiciaire existant en Savoie. Une nécessité renforcée par la nature géographique du territoire savoyard fait de montagnes et de vallées qui impliquent parfois de courtes distances mais un temps de trajet assez long. Le risque est à terme de voir les services judiciaires se désengager des territoires, et que les Savoyards renoncent a faire appel à la justice lorsque le besoin s'en fait sentir.

Denis Varaschin présenta ensuite le rôle joué par l'Université de Savoie, devenue récemment l'Université Savoie Mont-Blanc. L'université existe depuis les années 1970. Dès les origines la liaison entre l'université et le monde de l'entreprise s'est concrétisée par la création du club des entreprises. Ces dernières années, les efforts menés ont permis à l'université de se faire connaître en dehors de la Savoie et dans le monde : l'université est ainsi apparue comme la première université française dans un classement américain. Elle se veut ouverte sur son territoire et au delà par les relations qu'elle entretient les universités de Lyon et Grenoble. Mais ces relations marquent aussi ses limites et sa faiblesse : suite à la loi de 2013, la fusion de l'Université de Savoie avec celle de Grenoble avait été clairement mise en chantier. Un chantier qui avait commencé par s'attaquer à l'IUFM de Chambéry, fusionné avec celui de Grenoble. Aujourd'hui transformé en ESPE, il a été presque vidé de son personnel. La question de l'avenir de l'Université Savoie Mont-Blanc est clairement posée. Si le risque d'une fusion totale avec celle de Grenoble semble pour le moment écartée, il reste la perspective de la création d'une communautés d'établissements (une étape précédent la fusion complète? ) et d'une association par convention sur des projets bien définis (un dispositif permettant un travail commun mais aussi plus souple). C'est cette dernière option qui a été choisie par la présidence de l'université, mais combien de temps sera-t-elle tenable face aux diverses pressions ? Pour assurer son avenir l'Université Savoie Mont-Blanc devra s'attacher a acquérir un rang et une visibilité internationale, sans pour autant tomber dans les travers d'une politique du chiffre. 

D'autres secteurs tout aussi performants auraient pu être évoqué, ajouta Alain Veyret, soulignant aussi que la réussite des Pays de Savoie semblent gêner. Il y aurait une volonté, entre autres du gouvernement, de tout niveler par le bas. Pourquoi vouloir casser et chambouler un modèle qui a fait ses preuves et ne demande qu'à se développer ? Car il est nécessaire de prendre en compte les spécificités de la Savoie : son histoire, sa géographie, son économie, sa situation frontalière et enfin l'augmentation continue et importante de sa population (de 12 à 13 000 habitants de plus par an environ). La pérennité de son modèle socio-économique et la prise en compte de ses spécificités nécessiterait une traduction sur le plan institutionnel. Mais le projet mené par Hervé Gaymard d'une collectivité à statut particulier Savoie Mont-Blanc s'est heurté au Jacobinisme d'une partie de la classe politique. Un échec qui s'explique aussi par un manque d'image globale de la Savoie et de formes d'expressions de son identité propre. Résultat, la Savoie est aujourd'hui menacée et acculée. Que faire pour assurer son avenir ?


Conclusion 

Pour Denis Varaschin, il faut revendiquer son identité mais ne pas mener un combat identitaire. Les particularismes constituant l'identité savoyarde sont positifs mais peuvent se retourner contre les Savoyards, car la différence est souvent source d'incompréhension et de conflits. Il propose d'envisager quelques pistes d'actions, tout en veillant à la « respectabilité » des acteurs, récusant l'exemple des Bonnets rouges bretons qu'il juge négatif. Il énonça les pistes suivantes :

- renforcer l' « éco-système savoyard » et les liens entre les différents acteurs qui le composent (ce qui pose directement la question de la suite à donner à ces Assises).

- prendre acte du fait régional et défendre le maintien en Savoie de compétences économiques, l'université, etc...

- maintenir un lien entre le niveau régional et le national, s'appuyer sur le terrain pour passer de l'échelle locale à l'échelle globale grâce à des liens forts entre les acteurs de l' « éco-système savoyard » et les élus parlementaires entre autres.




Débat avec le public 

Un petit groupe d'indépendantistes savoisiens a interrogé les débatteurs sur la question du traité d'annexion de 1860, dont le non respect de certaines dispositions et l'absence d'enregistrement à l'ONU en 1947 placeraient la France en infraction avec le droit international et dans l'illégalité en Savoie. Alain Veyret répondit qu'il respectait leur combat, mais qu'il restait quasi-inaudible, car en 2015 de nombreux Savoyards ne sont pas au courant ou ne s'intéressent pas à cette question de l'annexion de 1860, perçue comme un sujet historique intéressant mais décalé dans une perspective d'avenir pour la Savoie. Le débat menaçant de s'envenimer, Jean-Luc Favre réaffirma que la Savoie ne doit pas être seulement une mémoire mais un avenir, et que s'enfermer dans un discours dénonçant le traité de 1860 est contre-productif et discrédite l'identité savoyarde.

Un autre participant pointa le paradoxe savoyard : dans une Europe et une France marquées par le rôle prédominant des centres urbains, la Savoie apparaît comme un territoire anormalement dynamique. Pris entre les métropoles de Lyon, Genève et Grenoble, il ne dispose d'aucun centre urbain pouvant rivaliser avec ces métropoles. Une réflexion qui trouva un écho dans une intervention de Martial Saddier (député UMP de Haute-Savoie) rappelant que le fait urbain est majoritaire statistiquement et qu'il l'est donc aussi démocratiquement. La majorité des électeurs sont des urbains ou des périurbains. Un fait urbain qui selon lui restera prédominant au moins pour les 30 ans à venir. Dans cette perspective, la Savoie aurait tout intérêt à renforcer ses liens transfrontaliers avec Genève dont la proximité est un atout dans une France régie désormais par le fait urbain. Le canton de Genève fait d'ailleurs figure de premier employeur savoyard.

Martial Saddier a le sentiment que la République française a peur de ses territoires parce qu'elle est affaiblie (crise financière et budgétaire, crise des valeurs républicaines, etc). D'où cette volonté de recentraliser d'une manière imposée. La réussite du modèle savoyard en ferait une cible à attaquer. La vallée de l'Arve serait ainsi exagérément présentée comme l'une des vallées les plus polluées d'Europe par les médias. 

Alain Veyret s'interrogea sur la « fenêtre de tir » possible pour inventer une forme institutionnelle nouvelle pour la Savoie. Celle-ci dépendra beaucoup du temps que le département mettra à « s'affaisser » avant de disparaître. Pour Noël Communod, il faut montrer au gouvernement que les Savoyards sont présents et soutiennent leur parlementaires contre cette recentralisation : il faut faire connaître le problème de la Savoie et les solutions qui existent pour préserver son « éco-système ».

La suite ? 

Denis Varaschin clôtura la soirée en concluant que l'exemple savoyard montre que le territoire est bien un « espace vécu », un construit social. Il proposa d'aller de l'avant en annonçant la publication prochaine d'un communiqué de presse, et la mise en place d'un comité de réflexion et d'action afin d'influer autant que possible sur les débats concernant l'avenir des départements.

Rodolphe Guilhot


Photos : Université de Savoie et Lionel Tardy

 

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