Chronique

Sur son vélo recyclé par le réparateur de bécane vedette de Chambéry, Jeannot s'attaque au Col du Granier. Et suit son père pour une sortie entre hommes…

Après le passage du tour de France de 1947, des commerces de deux roues, à pédales ou à moteur, s’ouvrirent à Chambéry dont un, très important, près de la gare qui alignait dans sa vitrine devant nos yeux allumés par la convoitise, des rangées de vélos de toutes les couleurs, ressemblant à s’y méprendre, à ceux de nos récentes idoles. C’était le magasin Betemps. Son succès fut tel qu’il finit par en ouvrir un autre à l’angle de la place Porte Reine. Hélas, les prix affichés étaient hors de portée des petits salaires et ceux de mes parents nous laissaient tout juste de quoi vivre si bien qu’à 12 et 11 ans ma sœur et moi portions encore des galoches en hiver pour nous rendre à l’école alors que les 2/3 des écoliers avaient déjà des brodequins à semelles de cuir. Avec les copains qui, comme nous, n’avaient pas un centime en poche, nous évitions de passer devant ces étalages de cycles flambant neufs, équipés de cadres, de guidons et de dérailleurs spéciaux et, quand nous ne pouvions faire autrement, nous détournions la tête. Peut-être notre concupiscence nous aurait-elle poussé à voler ce que nous ne pouvions nous offrir si Julien Besson n’avait pas existé.

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Dégouté par la vie politique, viagra 60mg Berto ne veut plus la commenter et préfère nous conter ses rêveries de cycliste solitaire renvoyant à son enfance savoyarde. Alors en selle !

Ah, ce premier vélo, comme il était surprenant ! Sa chaîne était reliée à la roue arrière par deux pignons autour desquels elle décrivait une courbe bizarre qui permettait d’aller de l’avant, même quand on pédalait à l’envers. "C’est ma deuxième vitesse", disait mon père avec sa grosse voix chantante des faubourgs marseillais qui plaisait tant aux jeunes Chambériennes dotées à cette époque de l’accent un peu trainant des Savoyards. C’est qu’il avait de l’allure Marius sur sa rossinante d’acier, si lourde que lui même, malgré des biceps de boxeur, s’y prenait à deux mains pour la soulever ! Il avait ficelé derrière sa selle une remorque métallique qui lui servait à nous transporter ma sœur et moi jusqu’à Saint Alban Leysse, un village situé à environ quatre kilomètres de la ville. Nous étions en pension dans deux orphelinats qui accueillaient aussi, à faible coût, des enfants issus de famille en difficultés. Or dans les années 40, chez nous, ce n’était pas la joie.

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L'assassinant des journalistes de RFI au Mali démontre que la France est loin d'y avoir ramené la paix. Une mission que l'on ferait mieux de confier aux Touaregs, dixit Berto.

A en croire la presse quotidienne, l'opération Serval avait ramené la paix au Mali, le premier tour des élections s’était bien déroulé, la vie normale reprenait ses droits. Eh beng ! la tragédie ! L’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Vernon de RFI vient cruellement démentir cette image par trop idyllique. On apprend ce matin que Kidal continue d’être hanté par des groupes incontrôlés que les bras cassés corrompus de l’armée malienne se gardent bien d’intercepter ; que les administrations ne fonctionnent pas dans cette ville désertée par les fonctionnaires toujours planqués à Bamako et que lorsque la force Serval chasse les terroristes d’un côté, ils réapparaissent de l’autre. Au passage, je salue d’un grand hommage les deux envoyés spéciaux de RFI et tous les collaborateurs de la Radio du Monde qui, sans se faire mousser, avec une conscience professionnelle et un courage exemplaire, assurent l’information sur tous les points chauds d’Afrique.

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Le spectacle consternant de l'info énerve encore Berto, mais il positive devant un reportage sur le président urugayen. Et finit par se voir en chef allobroge dans cette double chronique.

J’avoue que j’ai beaucoup de mal à supporter l’actualité en ce moment. Elle va trop vite, ne prend plus le temps de s’attarder sur des évènements susceptibles de nous rasséréner. Elle se concentre essentiellement sur les points chauds du monde, nous livrant quotidiennement notre dose de violence et de cadavres à la limite du tolérable. Elle se complait dans tout ce qui est conflictuel, nous bourre le crâne de politique politicienne, de gloses à n’en plus finir. Il y en a marre ! L’autre soir, sur la deuxième chaîne, je suis néanmoins tombé sur un remarquable reportage de Maryse Burgot en Uruguay centré sur José Mujica, l’actuel président de la République. Trop court, hélas.

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Berto se souvient de son enfance et de ce patois qui a forgé son identité. Car quand il revient en Savoie après avoir parcouru le monde, pills reste ancré en lui ce petit coin de paradis.

Quand j’étais enfant je ressentais et vivais, comme toutes mes copines et tous mes copains, pleinement mon identité savoyarde. Entre nous, les mots de patois se mêlaient naturellement aux mots français, voire se substituaient à eux sans que nous nous en rendions compte. Nos maîtres avaient beau nous rappeler à l’ordre à coup de règle sur le bout des doigts, nous nous obstinions à user entre nous de ce langage qui, compte tenu des interdits pesant sur lui, n’en prenait que plus de valeur. Aujourd’hui encore, quand je vois aux beaux jours les cerises apparaître sur les étals des primeurs, je repense au temps des guéfions, et quand je marche dans les champs après la pluie, je m’écris intérieurement : Bon gu qué patiauque ! C’est grâce à ces réminiscences que je sais qui je suis et d’où je viens.

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Pour le professeur Claudius, search la fin de l’été est le temps où il se transforme en Madame Soleil pour livrer son horoscope allobroge. Préparez-vous à découvrir votre avenir, price et votre signe.

Vous l’aurez sans doute remarqué : il parait que c’est la rentrée. Depuis plusieurs semaines, buy les médias de tous poils nous serinent avec ce concept qui, pour celui qui n’a pas d’enfant et a quitté l’école à 12 ans et demi (ce qui est mon cas), ne veut pas dire grand-chose de plus que le passage de la fin du mois d’août au commencement de celui de septembre. Comble de la supercherie, même la météo semble du complot. Le mercure est comme bloqué aux alentours des 15 degrés, et les nimbus couvrent un soleil déjà relégué au rang des souvenirs estivaux entre le sosie désaccordé de Francis Cabrel de la Fête de la musique et les piqures de méduses de St Jean de Luz. Pour toutes ces raisons et afin d’anticiper un début de déprime, moi, Professeur Claudius, j’ai décidé, de vous dévoiler votre avenir, histoire de vous la rendre plus douce (la « rentrée », la vie, la pression patronale à venir).

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Quand Hollande veut engager la France pour guerroyer en Syrie derrière les USA et les Emirats, medications Berto le voit en cireur de pompes à côté de la plaque. Et souhaite bien du plaisir aux Gaulois...

L’oncle Sam a trouvé son petit cireur de bottes, les Emirats aussi. Il s’appelle François Hollande. Le voici voulant engager la France dans un conflit à l’issue plus qu’incertaine. Au moins David Cameron s’est plié à la décision de la chambre des communes qui a voté contre l’intervention. Obama, sévèrement critiqué par les sénateurs, va lui aussi se soumettre à celle du congrès. Il n’y a que chez nous que la question sera abordée au Parlement mais, jusqu’à plus ample informé, non soumise à un scrutin. Quand la vieille monarchie britannique donne des leçons de démocratie à notre République, on peut se demander si cette dernière n’est pas au fond plus monarchiste que le Royaume uni.

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Quand il apprend que les humains ont utilisé les ressources d’une année avant la fin de l’été, drugs Berto fustige le désir de reprise, generic plaide pour l’équité, unhealthy et défouraillerait bien du ploutocrate.

Je viens de lire qu’en ce mois d’août, l’espèce humaine a déjà utilisé toutes les capacités bioénergétiques, nourriture y compris, que notre planète pourrait lui fournir en un an. En clair, cela veut dire qu’à partir de maintenant l’humanité va vivre en puisant sur les capacités terrestres de l’an prochain. Résultat : encore plus de forêts ravagées, plus d’énergies fossiles pompées, plus de gaz à effet de serre déversé dans l’atmosphère, plus de déchets non biodégradables, et plus de miséreux à la traîne du troupeau. Et en 2014, rebelote. 2015 sera sérieusement obéré. J’ai envie de hurler : « Quand j’entends le mot reprise, je sors ma kalachnikov ! » Ce n’est pas la reprise qu’il faudrait espérer comme le messie. C’est l’équité. Un meilleur partage des richesses permettrait de nourrir aisément l’ensemble des humains sans avoir à accroître le pillage des ressources naturelles, sans détruire aveuglément tous nos écosystèmes.

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Face au chaos qui gagne une Egypte prise en tenaille entre les islamistes et l’armée, sick Berto a mal à ce pays mythique dont la culture a tant rayonné depuis le temps des Pharaons.

Bonjour chers adorateurs du soleil. Ce matin, unhealthy j’ai affreusement mal à l’Egypte, diagnosis c’est-à-dire dans le tréfonds de mon crâne où se sont imprimés les souvenirs les plus lointains de l’humanité actuelle, les miens, donc. J’ai mal à l’Egypte, ce fabuleux pays qu’Hérodote qualifiait de « don du Nil ». Sans ce fleuve mythique, ce ne serait qu’un désert stérile hanté par les fennecs et les lentes colonnes des caravanes. J’ai mal à l’Egypte qui m’a tant fait rêver, qui a gravé en moi des images fabuleuses de pyramides, de temples, de fresques, de tombeaux grandioses et de noms prestigieux : Djéser, Keops, Kéfren, Sésostris, Amenhotep, Thoutmôsis, etc. J’accorde une citation particulière à Akhénaton, l’époux de la belle Nefertiti. Il a inventé le monothéisme, rayant tous les autres dieux du panthéon égyptien, ne conservant qu’Aton, le cercle solaire.

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Pour clore ses cours estivaux sur le B.A. BA de l’apprentissage d’une vie accomplie, story le Professeur Claudius entreprend de révéler les secrets de La Voix. Va-t-il vraiment livrer la recette allobroge ?

Lecteurs, viagra 100mg lectrices, je vous ai compris ! Voilà pourquoi, moi, Professeur Claudius, j’ai décidé de répondre à cette volonté sourde qui résonne au plus profond de vos carcasses branlantes et transpirantes, et sans doute même sans que vous le sachiez (plastique), c’est-à-dire : vous sortir de cette fameuse torpeur estivale, et profiter de vos congés d’été pour apprendre deux ou trois choses qui faciliteront la vie et rendront votre quotidien presque aussi doux qu’un rouleau de papier toilette Lotus… Et aujourd’hui, pour le troisième et ultime volet de nos leçons de choses délicatement fumées au chanvre, votre Professeur dada-tartiflette lève un bout de voile sur l’un des sites d’info à la recette la mieux préservée du web : notre bonne vieille Voix des Allo… Non ?! Sans dec’ ? Lire la suite...

 


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