Avant la douche écossaise, Berto avait rêvé d'une autre France qui unirait ses provinces. A des années lumières de ce système médiacratique où des triples zéros palabrent en rond.

A la faveur de ces élections pour l’indépendance de l’Ecosse, gagnées par les partisans du maintien dans le Royaume uni, cette nuit, quand j’ignorais encore quels seraient les résultats, j’ai fait un rêve. Oui, il n’y a pas que le grand pasteur Martin Luther qui avait des nuits peuplées de songes prometteurs. Moi, humble petit retraité - je déteste ce mot - qui emploie son temps libre entre lecture, voyages et écriture, j’ai des sommeils peuplés d’utopies magnifiques. Cette nuit, par exemple, je me suis retrouvé dans une France bien différente de la nôtre, créée au prix de tant de guerres et de duplicités.

L'Union des Etats de France

Ce n’était pas une république française jacobine durement façonnée par la Révolution mais une Union des Etats de France et de Navarre comptant une bonne douzaine d’entités. Je me souviens d’avoir vu siéger dans son gouvernement, les premiers ministres de Bretagne, de Picardie, d’Alsace, de Lorraine, du Jura, de Savoie, du Dauphiné, de Provence, de Corse, de Catalogne, d’Occitanie, du Poitou, de Vendée, etc. La Présidence de l’Union, confiée à tour de rôle, -au cours de rotations d’une durée de six mois - à ces différents chefs de région, s’occupait essentiellement des relations étrangères et du commerce extérieur, toutes les autres activités de gouvernance étant assurées par les Etats eux-mêmes, y compris la sécurité publique. L’armée n’existait pas et l’insécurité était dérisoire. Mais je tiens à le repréciser : ce n’était qu’un rêve, hélas… Ce matin la radio m’apprenait que le non à l’indépendance de l’Ecosse l’avait emporté sur ce oui qui aurait pu être une source d’inspiration pour nos belles provinces de France.

Des divas déconnectées 

En attendant le résultat de ce référendum, j'ai regardé « Des paroles et des actes », sur France 2, où étaient invités quelques divas et grands ténors de la politique : Marine Le Pen, J-C Cambadelis, Nathalie Kosiusko-Morizet, François Bayrou, Pierre Laurent. Avec aussi l’une des représentantes syndicales de la société Doux et un chef d’entreprise actif qui avaient tous deux probablement des tas de choses à dire. La jeune femme de Doux a expliqué à tous ces palabreurs ou palabreuses professionnels qu’ils ne connaissaient rien de la vie des travailleurs contraints de boucler leur fin de mois avec moins de 1200 euros et qu’ils étaient totalement déconnectés de la vie réelle. Quant au chef d’entreprise n’employant que des CDI, il avait envie de leur expliquer que ce n’est pas en accordant des avantages à ses collègues qu’on leur permettrait d’embaucher mais…

La médiacratie a encore frappé

Je suis resté sur ce mais car on ne l’a pas laissé poursuivre sa démonstration. Les palabreurs professionnels avaient repris le crachoir. La syndicaliste de Doux semblait trouver ce jeune patron plutôt sympa et lui avait l’air d’accord avec les propos qu’elle venait de tenir. Il eut sans doute été fort instructif de les laisser poursuivre. On ne leur a pas permis et de son côté, Pujadas ne se montra pas non plus très curieux vis à vis de ces deux invités n’ayant pas eu droit à la table d’honneur réservée aux élus. Ciel, que c’est regrettable ! Je connais par cœur le discours des politiciens de quelque bord qu’ils soient, mais le leur, s’il n’avait pas été interrompu, m’eût éclairé davantage. Un zéro pointé donc à David Pujadas et j’attends encore cet échange fraternel qui n’a pas eu lieu entre l’ouvrière et le patron. Vingt dieux, on en a marre de tous ces clivages hostiles qui nous pourrissent la vie ! Un triple zéro aussi à Laurent Joffrin et Caroline Fourest qui croient qu’en se montrant agressif avec Marine Le Pen ils la feront détester du public. C’est exactement le contraire qui se produit et ce sont eux, qui aux yeux des téléspectateurs, passent pour des intolérants. Bref, hier la médiacratie a encore frappé et nous sommes sortis de cette émission frustrés du vrai débat dont on nous a privé.

Viva la revolucion. Viva !!!

Jean Bertolino

 

Notre fil twitter

Vos produits savoyards

Bannière