Alors que la dette de la France a franchi le seuil des 2000 milliards, malady Berto dénonce une escroquerie menée depuis plus de 40 ans par des banksters s'engraissant grâce aux intérêts. 

La dette publique est une escroquerie ! En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973, dite "loi Rothschild", du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l'Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123). D’une seule phrase découle l'absolue spoliation dont est victime 99% de la population : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France ». Le journaliste engagé Olivier Bonnet explique : « En clair et pour faire simple, la Banque de France a désormais interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui appartient. Depuis l'application de ce principe, la finance et son infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des peuples, en une spirale exponentielle d'accroissement des inégalités. »

La démocratie est morte

Le pouvoir est désormais aux mains des créanciers privés, qui l'exercent au bénéfice exclusif d'intérêts particuliers, la puissance publique ayant renoncé à son devoir de protéger l'intérêt général. La démocratie, étymologiquement pouvoir du peuple, est morte. On le voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France...

Qui gouverne aujourd’hui ? "La troïka" - Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne. Elle resserre toujours davantage son emprise jusqu'à l'étranglement des peuples. Et l'on pérore sans fin sur les plateaux de télévisions, sur les ondes et dans les colonnes de la presse sur « l'insupportable fardeau de la dette », « la France en faillite », « les nécessaires sacrifices », « l’impérieuse nécessité de ne plus continuer à vivre au-dessus de nos moyens ».

Inlassable propagande des « conservateurs libéraux » bien sûr, relayée par le silence complice des médias. Et c'est ainsi que s'imposent dans l'opinion les fausses évidences qui prétendent l'austérité inéluctable. Deux ans de diète sévère en Grèce déjà, pour quel résultat ? Et toujours à la clef, la même interrogation simpliste et manipulatrice des journaleux : « Mais comment des pays européens endettés peuvent-ils faire pour réduire leurs déficits ? » 

Un butin de rêve

« Ainsi, en 28 ans, de 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêt », résume le site Mai 68.org. Faisons la soustraction : sans les intérêts illégitimes encaissés par les banksters de la haute finance, la dette publique française se serait élevée fin 2008, à 21,4 milliards d'euros - au lieu de 1327,1 milliards ! Un escroc peut-il rêver meilleur butin ? Et personne ne dénonce jamais ce scandale absolu ! A part Mélenchon et l'extrême droite - qui ne le font que par opportunisme. Pourquoi nos éminents confrères - les Calvi, Barbier, Demorand, Joffrin, Apathie, Bourdin, Pujadas, Apati et j’en passe - ne posent-ils jamais les bonnes questions ? Ceci ressemble bien à une omerta. Et à une honteuse trahison de leur mission d'informer.

Les 2000 milliards de 2013 ne vont pas tarder à atteindre les 3000 et ce ne sont pas nos impôts et encore moins nos politiciens menteurs qui sauveront la France du désastre financier. Mais gardez le moral, douces biches et grands cerfs ombrageux. Il existe une solution pour se sortir de cette fausse crise.

VIVAAAAAAAA !

Jean Bertolino

 

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