La Voué

Porte-parole de la Confédération paysanne de Savoie, medications Thierry Bonnamour sera jugé aujourd'hui à Amiens suite à l'action contre la ferme-usine dite des 1000 vaches. Un projet qu'il considère aberrant.

Sortir un fait de son contexte peut lui faire dire tout et son contraire. Une des fonctions de la justice est de restituer le contexte pour juger des mobiles des faits. Nous mettre en cause pour vol aggravé ou recel de vol, c'est comme si une personne, placée au pied d'une falaise, dit voir un mur alors qu'il s'agit d'une chaîne de montagne. Il est évident que les actions syndicales du mercredi 28 mai 2014 dépassent de loin la relation entre Mr Michel Romery et nous-mêmes. En fait, l'acte syndical posé le mercredi 28 est un acte politique, un acte d'interpellation des citoyens. En effet, aujourd'hui, nous sommes à un tournant de notre histoire nationale. La France est de part le monde entier le pays de l'excellence gastronomique. La France, dont la cuisine est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'Humanité, doit se prononcer sur l'avenir d'un pilier de son identité culturelle.

Entendant déjà monter dans les gradins du Stade de France le chant des Allobroges, ed Berto se rappelle de l’annexion de sa terre hospitalière et du match truqué de 1860. Viva Croix de Savoie !

1860, nurse ça ne vous dit rien ? A moi, si. C’est l’année de l’annexion de la Savoie par la France, et c’est sciemment que j’emploie le mot annexion. Cette année-là, le 12 Mars, est signée à Turin la convention préliminaire secrète reconnaissant la cession de la Savoie et de Nice à la France. Le principe de la consultation des populations est retenu. Ça veut dire quoi ? Qu’en remerciement de son aide dans sa guerre contre l’Autriche pour récupérer les territoires italiens sous domination Austro-hongroise, l’enfoiré de Victor-Emmanuel II de Savoie n’hésite pas à brader la terre de ses ancêtres, cette terre qui l’a fait Duc, à un imperator de pacotille, ce « Napoléon le petit » comme l’appelait le Grand Victor (Hugo). Certes, un référendum aura lieu et pour orchestrer une campagne favorable à la France, le souverain français expédie sur le terrain un sénateur habile, Armand Laity, avec une mallette bien remplie, destinée à acheter les consciences les plus intéressées.

Nicolas Dupont-Aignan, sales résistant à l’empire technocratique européen, est de passage cette semaine en Savoie pour lancer un assaut contre Bruxelles. Entretien avec un pur républicain.

Tandis qu’à Annecy comme à Paris on est déjà focalisé sur les prochaines élections municipales, un parti vient de lancer sa campagne pour les européennes qui auront lieu dans un an. Comptant bien profiter d’un scrutin proportionnel favorable aux formations minoritaires, Debout la République n’en est pas pour autant reconnaissant envers une Union Européenne accusée d’être responsable de tous les malheurs de la France. Son leader, Nicolas Dupont-Aignan, a entrepris un  tour de l’hexagone pour porter sa bonne parole anti-bruxelloise, sonnant la charge d’un peuple en phase de réveil qu’il appelle à quitter cette Europe qui nous mènerait droit dans le mur de l’euro. Une croisade qui le conduit cette semaine en Savoie. L’occasion pour La Voix d’interroger ce chantre de la résistance française à l’occupant – qu’il soit américain, chinois, allemand ou commissaire européen – sur sa vision de l’Europe, du fédéralisme, de la France et de la Savoie. Cette dernière étant certes le cadet de ses soucis.

Morceau ou plutôt bocon choisi de littérature espagnole tourné à noutra môda par Seuzane la Dzacattaz, site avec la version valdôtaine d’un poème de Pablo Neruda : Muere Lentamente. A méditer !


Mouer a petchou fouà


Cé-lé que veun lo valet de se coutume

En féyèn tcheut le dzor lo mèmo tseumen.

Qui l’é attatsà todzor i méme baggue, healing

Qui s’azarde pa de s’arbeuillé d’euna couleur nouva

E qui predze pa a cice que cogné pa.


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Défendant à l’Assemblée le francoprovençal quand le Gouvernement renonce à ratifier la charte des langues régionales, tadalafil pharmacy Bernadette Laclais revendique sa spécificité savoyarde. Interview.

Le mois dernier, dosage le président Hollande est revenu sur sa promesse de ratifier la charte des langues régionales, pilule son 56e engagement de campagne. Et ceci après que le Conseil d’Etat eut estimé que donner des droits à des groupes particuliers irait contre le principe d’unicité du peuple français (voir ici et ). Ce n’est pas l’avis de Bernadette Laclais, députée-maire de Chambéry. Favorable à cette ratification, elle avait déposé une question écrite au Gouvernement le 15 janvier dernier à ce sujet (voir ici). Posée le même jour qu’une autre question sur la possibilité de voir figurer la croix de Savoie sur nos plaques d’immatriculation (voir ici), elle concernait plus particulièrement la reconnaissance de la langue dite francoprovençale. Après s’être opposée à l’adoption par les couples homosexuels et donc au mariage pour tous, l’élu socialiste défend ainsi à nouveau une position contraire à celle du Gouvernement. Elle s’en explique dans La Voix.

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Un directeur d’école dénonce la réforme des rythmes scolaires renvoyant à une semaine de quatre jours et demi. Loin de la solution miracle pour les élèves, viagra buy cialis il y voit surtout un beau gâchis.

Quand une idée est dans l’air du temps, visit quand une commission dite d’experts l’officialise et quand les médias s’en font l’écho, sale une nouvelle fois la dictature de la pensée unique est en marche. La discussion est-elle alors encore possible ? Malgré des concertations (sans les enseignants) lancées dès juillet sur la question des rythmes scolaires, le débat sur la semaine de quatre jours et demi était plié et la décision déjà prise par le ministre. Laisser croire qu’on peut réformer les rythmes scolaires pour tenir compte du rythme de l’enfant relève d’une vaste hypocrisie : l’école, dans son histoire, s’est toujours adaptée aux contraintes sociales et économiques d’une société. Quand, au début du XXe siècle, huit enfants sur dix, dans les zones rurales, étaient  des enfants de cultivateurs, lors de la période des moissons, des foins et des vendanges, il y avait un taux d’absentéisme très élevé dans les classes. Aujourd’hui, dans un couple, les deux parents travaillent.

Afin d’unifier les patois montagnards du domaine francoprovençal, treat Joseph Henriet a formulé une langue commune, site dénommée arpitane. Il revient dans La Voix sur les origines de cette koinè.

C’est dans les lointaines années septante que j’ai découvert l’existence de l’Arpitanie. J’ai alors fondé le mouvement politique ALPA (Action de libération des peuples des Alpes), click puis HEL (Harpitanya Etnocrateka Libra), ayant comme but l’indépendance fédérale des pays entourant le Mont Blanc. Il fallait élaborer un programme de libération sur tous les fronts : économique, organique et culturel. J’ai ainsi étudié le problème linguistique et suis donc arrivé à la langue à partir de la politique « révolutionnaire ». Chez nous, au Val d’Aoste, les politiciens et les intellectuels de l’époque considéraient le patois comme une langue devant rester langue orale, le français étant la langue noble, la langue de culture. Avec cette vision tout à fait francophile, ils piétinaient notre langue. Ce rapport de sous langue ne pouvait que conduire le francoprovençal à sa disparition. Partout où le français avait triomphé, les « patois » avaient disparu.

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En ce jour de fête de la Savoie, medical La Voué vous propose de fêter aussi la langue de chez nous en écoutant Zian Blanc. Un Savoyard parlant aux Savoyards, en savoyard de Bounaval.

Pour certains Savoyards, le 19 février n’est pas une date comme les autres. C’est le Jour de La Fête nationale de Savoie, qui commémore l’avènement du Comté en Duché sous Amédée  VIII en 1416. Une fête inventée par Henri Dénarié dans les années septante (voir ici, et ). A cette occasion, La Voué donne la parole à un habitant des hautes vallées qui nous livre son message dans le patois de son village. Ce village, c’est Bonneval-sur-Arc, situé au fin sommet de la vallée de la Maurienne, au pied de l’Iseran, notre plus haut col.  Et ce patoisant, c’est Zian Blanc, bien connu dans la mouvance demandant pour La Savoie l’abrogation d’un traité d’annexion qui, nous dit-on, « n’a jamais été respecté par la France ». Zian est en effet le président d’un des deux MCSE, celui que l'on pourrait qualifier d'historique bien qu'il ne soit pas bien vieux.

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Accusant Jean-Luc Rigaut de ne pas être à la hauteur de sa mission, case Lionel Tardy a lancé sa campagne pour la mairie d'Annecy en tenue d'homme-grenouille. Interview du député qui n'hésite pas à se mouiller.

Généralement, un candidat à une élection dira que ce qui importe, c’est les idées, le projet, et qu’il faut mettre au second plan les questions de personne. Mais ce n’est pas la méthode qu’a choisie Lionel Tardy en se lançant près de deux ans avant l’échéance dans la course à la mairie d’Annecy. Le député - réélu largement en juin dernier - se livre en effet depuis quelque temps à une attaque en règle contre le maire Jean-Luc Rigaut, mettant lourdement en cause son mode de gestion et sa personnalité. Cela s’est traduit au mois d’août par une opération-nettoyage du lac d’Annecy où il a revêtu sa tenue d’homme-grenouille pour aller ramasser des kilos d’aluminium et de plastique provenant du feu d’artifice de la fête du lac. Une pollution que la Mairie ne traiterait pas correctement, mais surtout une opération médiatique dans laquelle le député laisse tout simplement entendre que le maire prend les Anneciens pour des connards (voir son blog).

Google a lancé un site où sont recensés plus de 3 000 langues et dialectes risquant de disparaître, stomach dont le francoprovençal. Les patoisans vont-ils s’en servir pour faire vivre notre langue séculaire sur le web ?

Il n’y a pas qu’en matière d’économie qu’on risque bientôt de tous parler chinois. A l’occasion de la 67ème assemblée des Nations Unies, on apprenait ainsi, dans un rapport publié par la Commission pour le développement numérique, que le mandarin serait en passe de surclasser l’anglais sur internet d’ici à 2015. Rien d’étonnant à cela à la lumière des statistiques actuelles. Selon l’Internet World Statistics, si l’anglais est toujours en tête du « Top Ten » des langues utilisées sur internet avec 565 millions d’usagés et 27 % des internautes, la langue de Shakespeare est déjà furieusement poursuivie par celle de Mao, qui affiche 510 millions d’utilisateurs (24 % des internautes), suivi par l’espagnol et le japonais, le français, lui, n’étant que 8ème du classement avec 60 millions de consommateurs d’internet, soit simplement 3% des visiteurs du net. Quant à la langue savoyarde, n’en parlons même pas, du moins pas tout de suite.

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Dans los ans septante, dosage le mouvement Harpitanya faisait du patois la langue du combat pour l'auto-détermination. Découvrez cette page valdotaine de notre histoire avec le documentaire Harpitanya, la ferveur d’une idée.

Tandis que les Savoyards se battaient dans les années 1970 pour obtenir une région Savoie (voir notre histoire du régionalisme savoyard), un mouvement maoïste de la Vallée d'Aoste – Harpitanya – luttait lui pour la libération du peuple harpitan. Ce peuple, ce sont les habitants de la région alpine correspondant au domaine linguistique du francoprovençal, ce qui inclut donc la Savoie symbolisée par l’une des trois étoiles du drapeau harpitan. Dès le début, Harpitanya proclame le patois comme langue. Il devient alors l'harpitan, une langue de rupture contre la tradition et la soumission que les élites ont toujours imposées aux montagnards. La langue qui incarnera le projet d'auto-détermination de ce peuple harpitan que nous remémore le documentaire de l’anthropologue valdotaine Christiane Dunoyer, Harpitanya, la ferveur d'une idée.

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Le 31 mars 2012, patient dans toute la France, view c’était la fête des langues régionales, viagra 40mg celles que la République n'a cessé de maudire. Surtout la nôtre, qui s’entendait ce samedi à Annecy. La Voué l’ét itché.

Samedi 31 mars 2012, la France fête ses langues Régionales, suprême hypocrisie d’une terre jacobine qui n’a eu de cesse de les combattre ouvertement et plus insidieusement au cours de son histoire moderne. Rien n’y fait ! Ces langues millénaires - inscrites dans la constitution, reconnues par l’Europe, et les Régions (voir article)  - et leurs locuteurs se trouvent encore de nos jours au mieux ignorés mais plus souvent dévalorisées voire même raillés par les élites, comme en témoigne les déclarations récentes du gniafron Mélenchon. Loin des polémiques et des milliers de personnes rassemblées à Tolosa, Perpinyà…, c’est plus modestement en ‘Neci, à Bonlieu, que les mainteneurs ont décidé de fêter la langue régionale de la Savoie - et de la plus grande part de Rhône-Alpes. L’occasion d’échanger sur et en cet idiome avec les différentes générations, patoisans de naissance de cœur ou d’envie, responsables d’associations*, scientifiques et d’entrevoir un avenir  ouvertement souhaité par les défenseurs, mais  toujours incertain.

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En s’adressant directement à la sensibilité de ses locuteurs, decease price le patois facilite la poésie. Mais il peut aussi nous révéler les secrets de la nature, viagra 60mg d’où le bel avenir prédit par Rémi à ntra lingua.

Le patois savoyard appartient à la famille du francoprovençal, buy qui se recoupe, territorialement, avec les anciennes limites du royaume de Bourgogne. Selon moi, il est issu de la manière dont les princes burgondes ont parlé le latin que leur enseignaient leurs instructeurs, les évêques chrétiens qui étaient déjà sur place à leur arrivée (et qui étaient souvent d’origine celtique) – tel saint Avit de Vienne, en Dauphiné. Il s’est cependant effacé au profit du français, au bout du compte, et l’absence de représentativité politique l’a morcelé, créant des patois différents selon les provinces, les vallées, les communes, les villages... A ce titre, néanmoins, il est resté une langue qui parle plus directement à la sensibilité de ses locuteurs. Enseigné par la famille, il est la vraie langue maternelle, quand le français apparaît comme s’appliquant aux relations formalisées du travail, de l’école...

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Lo Patué, cialis 40mg drug vous le parlez ? La Voix est allé poser la question aux participants de la Fête internationale du Francoprovençal. Car l’important avec cette langue, sick story c’est de la prèdgé ! 

On entend souvent dire qu’à la Fête du Patois… on ne parle pas patois ! La Voix a donc décidé de vérifier par elle-même cette affirmation quelque peu surprenante en s’immergeant dans le millier de participants de la 32ème Fête internationale du  Francoprovençal. Elle s’est déroulée les 17 et 18 septembre dans la belle vallée des Entremonts. Entre Folklore et ardente défense de la langue vernaculaire « autour du Mont-Blanc », troche la parole est ainsi donnée en version originale aux protagonistes venus des quatre coins de ce domaine linguistique francoprovençal qui est le nôtre. Ils livrent leurs réflexions sur l’avenir d’une langue certes toujours vivante, mais en grand danger d’extinction, notamment en Savoie. Et tout le monde s’accorde sur un point : le Patois, plutôt que d’en parler, avant tout, fo lo prèdjé. Le signe d’un profond besoin d’être en contact direct avec ses racines. C’est que l’homme d’aujourd’hui sent que, sans racines, no san tui ftotu !

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Du point de vue morphologique, salve illness lexical, pilule étymologique ou phonétique, stuff le patois de nos montagnes dame le pion au français. Lo Boteyron le démontre et enchaine en VO avec Louis Terreaux.

Sachez–le. Notre rural patois suit des règles grammaticales strictes dont nos vieux prétendument dénués d’instruction s’accommodaient fort bien, utilisant quotidiennement l’imparfait du subjonctif sans avoir jamais ouvert un Bescherelle. Et point besoin de démontrer le pouvoir évocateur, bref la poésie de ces mots forgés sur notre sol par notre culture. Le simple fait que bien des tournures patoises soient intraduisibles illustre une supériorité sans conteste sur l’idiome de Voltaire. Loin d’être des barbarismes, ce lexique garde la trace de la noblesse antique. L’humble montagnard, comme le citoyen de Rome, s’assoit sur la séla et fait sa soupe dans l’ûla. La richesse articulatoire du patois s’impose à notre oreille, car nombre de ses sons sont inconnus du français.

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