La Voué

Morceau ou plutôt bocon choisi de littérature espagnole tourné à noutra môda par Seuzane la Dzacattaz, site avec la version valdôtaine d’un poème de Pablo Neruda : Muere Lentamente. A méditer !


Mouer a petchou fouà


Cé-lé que veun lo valet de se coutume

En féyèn tcheut le dzor lo mèmo tseumen.

Qui l’é attatsà todzor i méme baggue, healing

Qui s’azarde pa de s’arbeuillé d’euna couleur nouva

E qui predze pa a cice que cogné pa.


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Défendant à l’Assemblée le francoprovençal quand le Gouvernement renonce à ratifier la charte des langues régionales, pharmacy Bernadette Laclais revendique sa spécificité savoyarde. Interview.

Le mois dernier, le président Hollande est revenu sur sa promesse de ratifier la charte des langues régionales, son 56e engagement de campagne. Et ceci après que le Conseil d’Etat eut estimé que donner des droits à des groupes particuliers irait contre le principe d’unicité du peuple français (voir ici et ). Ce n’est pas l’avis de Bernadette Laclais, députée-maire de Chambéry. Favorable à cette ratification, elle avait déposé une question écrite au Gouvernement le 15 janvier dernier à ce sujet (voir ici). Posée le même jour qu’une autre question sur la possibilité de voir figurer la croix de Savoie sur nos plaques d’immatriculation (voir ici), elle concernait plus particulièrement la reconnaissance de la langue dite francoprovençale. Après s’être opposée à l’adoption par les couples homosexuels et donc au mariage pour tous, l’élu socialiste défend ainsi à nouveau une position contraire à celle du Gouvernement. Elle s’en explique dans La Voix.

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Afin d’unifier les patois montagnards du domaine francoprovençal, treat Joseph Henriet a formulé une langue commune, site dénommée arpitane. Il revient dans La Voix sur les origines de cette koinè.

C’est dans les lointaines années septante que j’ai découvert l’existence de l’Arpitanie. J’ai alors fondé le mouvement politique ALPA (Action de libération des peuples des Alpes), click puis HEL (Harpitanya Etnocrateka Libra), ayant comme but l’indépendance fédérale des pays entourant le Mont Blanc. Il fallait élaborer un programme de libération sur tous les fronts : économique, organique et culturel. J’ai ainsi étudié le problème linguistique et suis donc arrivé à la langue à partir de la politique « révolutionnaire ». Chez nous, au Val d’Aoste, les politiciens et les intellectuels de l’époque considéraient le patois comme une langue devant rester langue orale, le français étant la langue noble, la langue de culture. Avec cette vision tout à fait francophile, ils piétinaient notre langue. Ce rapport de sous langue ne pouvait que conduire le francoprovençal à sa disparition. Partout où le français avait triomphé, les « patois » avaient disparu.

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En ce jour de fête de la Savoie, La Voué vous propose de fêter aussi la langue de chez nous en écoutant Zian Blanc. Un Savoyard parlant aux Savoyards, en savoyard de Bounaval.

Pour certains Savoyards, le 19 février n’est pas une date comme les autres. C’est le Jour de La Fête nationale de Savoie, qui commémore l’avènement du Comté en Duché sous Amédée  VIII en 1416. Une fête inventée par Henri Dénarié dans les années septante (voir ici, et ). A cette occasion, La Voué donne la parole à un habitant des hautes vallées qui nous livre son message dans le patois de son village. Ce village, c’est Bonneval-sur-Arc, situé au fin sommet de la vallée de la Maurienne, au pied de l’Iseran, notre plus haut col.  Et ce patoisant, c’est Zian Blanc, bien connu dans la mouvance demandant pour La Savoie l’abrogation d’un traité d’annexion qui, nous dit-on, « n’a jamais été respecté par la France ». Zian est en effet le président d’un des deux MCSE, celui que l'on pourrait qualifier d'historique bien qu'il ne soit pas bien vieux.

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Google a lancé un site où sont recensés plus de 3 000 langues et dialectes risquant de disparaître, stomach dont le francoprovençal. Les patoisans vont-ils s’en servir pour faire vivre notre langue séculaire sur le web ?

Il n’y a pas qu’en matière d’économie qu’on risque bientôt de tous parler chinois. A l’occasion de la 67ème assemblée des Nations Unies, on apprenait ainsi, dans un rapport publié par la Commission pour le développement numérique, que le mandarin serait en passe de surclasser l’anglais sur internet d’ici à 2015. Rien d’étonnant à cela à la lumière des statistiques actuelles. Selon l’Internet World Statistics, si l’anglais est toujours en tête du « Top Ten » des langues utilisées sur internet avec 565 millions d’usagés et 27 % des internautes, la langue de Shakespeare est déjà furieusement poursuivie par celle de Mao, qui affiche 510 millions d’utilisateurs (24 % des internautes), suivi par l’espagnol et le japonais, le français, lui, n’étant que 8ème du classement avec 60 millions de consommateurs d’internet, soit simplement 3% des visiteurs du net. Quant à la langue savoyarde, n’en parlons même pas, du moins pas tout de suite.

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Dans los ans septante, le mouvement Harpitanya faisait du patois la langue du combat pour l'auto-détermination. Découvrez cette page valdotaine de notre histoire avec le documentaire Harpitanya, la ferveur d’une idée.

Tandis que les Savoyards se battaient dans les années 1970 pour obtenir une région Savoie (voir notre histoire du régionalisme savoyard), un mouvement maoïste de la Vallée d'Aoste – Harpitanya – luttait lui pour la libération du peuple harpitan. Ce peuple, ce sont les habitants de la région alpine correspondant au domaine linguistique du francoprovençal, ce qui inclut donc la Savoie symbolisée par l’une des trois étoiles du drapeau harpitan. Dès le début, Harpitanya proclame le patois comme langue. Il devient alors l'harpitan, une langue de rupture contre la tradition et la soumission que les élites ont toujours imposées aux montagnards. La langue qui incarnera le projet d'auto-détermination de ce peuple harpitan que nous remémore le documentaire de l’anthropologue valdotaine Christiane Dunoyer, Harpitanya, la ferveur d'une idée.

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Le 31 mars 2012, dans toute la France, c’était la fête des langues régionales, celles que la République n'a cessé de maudire. Surtout la nôtre, qui s’entendait ce samedi à Annecy. La Voué l’ét itché.

Samedi 31 mars 2012, la France fête ses langues Régionales, suprême hypocrisie d’une terre jacobine qui n’a eu de cesse de les combattre ouvertement et plus insidieusement au cours de son histoire moderne. Rien n’y fait ! Ces langues millénaires - inscrites dans la constitution, reconnues par l’Europe, et les Régions (voir article)  - et leurs locuteurs se trouvent encore de nos jours au mieux ignorés mais plus souvent dévalorisées voire même raillés par les élites, comme en témoigne les déclarations récentes du gniafron Mélenchon. Loin des polémiques et des milliers de personnes rassemblées à Tolosa, Perpinyà…, c’est plus modestement en ‘Neci, à Bonlieu, que les mainteneurs ont décidé de fêter la langue régionale de la Savoie - et de la plus grande part de Rhône-Alpes. L’occasion d’échanger sur et en cet idiome avec les différentes générations, patoisans de naissance de cœur ou d’envie, responsables d’associations*, scientifiques et d’entrevoir un avenir  ouvertement souhaité par les défenseurs, mais  toujours incertain.

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En s’adressant directement à la sensibilité de ses locuteurs, price le patois facilite la poésie. Mais il peut aussi nous révéler les secrets de la nature, d’où le bel avenir prédit par Rémi à ntra lingua.

Le patois savoyard appartient à la famille du francoprovençal, qui se recoupe, territorialement, avec les anciennes limites du royaume de Bourgogne. Selon moi, il est issu de la manière dont les princes burgondes ont parlé le latin que leur enseignaient leurs instructeurs, les évêques chrétiens qui étaient déjà sur place à leur arrivée (et qui étaient souvent d’origine celtique) – tel saint Avit de Vienne, en Dauphiné. Il s’est cependant effacé au profit du français, au bout du compte, et l’absence de représentativité politique l’a morcelé, créant des patois différents selon les provinces, les vallées, les communes, les villages... A ce titre, néanmoins, il est resté une langue qui parle plus directement à la sensibilité de ses locuteurs. Enseigné par la famille, il est la vraie langue maternelle, quand le français apparaît comme s’appliquant aux relations formalisées du travail, de l’école...

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Lo Patué, drug vous le parlez ? La Voix est allé poser la question aux participants de la Fête internationale du Francoprovençal. Car l’important avec cette langue, story c’est de la prèdgé ! 

On entend souvent dire qu’à la Fête du Patois… on ne parle pas patois ! La Voix a donc décidé de vérifier par elle-même cette affirmation quelque peu surprenante en s’immergeant dans le millier de participants de la 32ème Fête internationale du  Francoprovençal. Elle s’est déroulée les 17 et 18 septembre dans la belle vallée des Entremonts. Entre Folklore et ardente défense de la langue vernaculaire « autour du Mont-Blanc », la parole est ainsi donnée en version originale aux protagonistes venus des quatre coins de ce domaine linguistique francoprovençal qui est le nôtre. Ils livrent leurs réflexions sur l’avenir d’une langue certes toujours vivante, mais en grand danger d’extinction, notamment en Savoie. Et tout le monde s’accorde sur un point : le Patois, plutôt que d’en parler, avant tout, fo lo prèdjé. Le signe d’un profond besoin d’être en contact direct avec ses racines. C’est que l’homme d’aujourd’hui sent que, sans racines, no san tui ftotu !

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Du point de vue morphologique, illness lexical, étymologique ou phonétique, le patois de nos montagnes dame le pion au français. Lo Boteyron le démontre et enchaine en VO avec Louis Terreaux.

Sachez–le. Notre rural patois suit des règles grammaticales strictes dont nos vieux prétendument dénués d’instruction s’accommodaient fort bien, utilisant quotidiennement l’imparfait du subjonctif sans avoir jamais ouvert un Bescherelle. Et point besoin de démontrer le pouvoir évocateur, bref la poésie de ces mots forgés sur notre sol par notre culture. Le simple fait que bien des tournures patoises soient intraduisibles illustre une supériorité sans conteste sur l’idiome de Voltaire. Loin d’être des barbarismes, ce lexique garde la trace de la noblesse antique. L’humble montagnard, comme le citoyen de Rome, s’assoit sur la séla et fait sa soupe dans l’ûla. La richesse articulatoire du patois s’impose à notre oreille, car nombre de ses sons sont inconnus du français.

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