Alors que la vente redoutée de la filiale d'Areva employant 200 personnes à Technolac (voir ici) se confirme, adiposity CGT Euriware dénonce une japonisation du nucléaire français.

Les instances CCE et CHSCT d'Euriware ont été consultées la semaine dernière sur la vente d'Euriware à Capgemini. Les élus n'ont pas émis d'avis estimant ne pas avoir assez d'informations sur le devenir des salariés et de la sécurité de l'informatique du nucléaire. La voie est cependant ouverte aux dirigeants d'AREVA et de Capgemini pour signer l'acte de vente.

Le mépris fait maintenant place à l’obscénité et à la fureur.

Place à l’obscénité économique, cheap avec une entreprise bradée à moins de 15% de sa valeur estimée il y a moins d'un an, view à laquelle s'ajoute les 6 M€ de dividendes qu'AREVA ne prendra pas cette année en guise de cadeau de bienvenue à Capgemini, permettant au passage une optimisation fiscale ! Et aussi les quelques 3 M€ payés par AREVA pour décoller EURIWARE de l'organisation et des moyens informatiques d'AREVA.

La députée UMP de la Yaute Virginie Duby-Muller explique les raisons de son vote sur la charte des langue régionales. Une abstention qui traduit sa défense du savoyard.

Comme la Savoie est directement concernée par la charte des langues régionales à travers l’arpitan, order nous souhaitions connaitre les raisons de votre abstention.

Tout d’abord, je souhaite mentionner que ce n’est pas la première fois que le dossier des langues régionales est abordé au Parlement. Déjà, lors de l’examen de ce qui est devenue la Loi d’orientation et de programmation pour la Refondation de l’Ecole publiée au Journal Officiel du 9 juillet 2013, j’avais cosigné et défendu trois amendements pour la défense des langues régionales qui n’apparaissaient pas dans le projet de loi initial du Gouvernement. J’avais reçu à ce propos à ma permanence parlementaire à Annemasse, le président de l’Association des enseignants de savoyard (AES).

A sa demande, j’étais intervenue auprès du ministre de l’Education nationale concernant la prise en compte des langues régionales au baccalauréat : une lycéenne d’Annemasse ayant dû présenter son épreuve en langue savoyarde à Montélimar face à un professeur d’occitan. Je viens de relancer le Ministère afin que cela ne se reproduise pas cette année. De plus, je fais partie du Groupe d’études Langues Régionales de l’Assemblée Nationale composé d’environ 120 collègues de toutes tendances politiques qui, comme moi, souhaitent faire avancer le statut des langues régionales. Dans ma circonscription, le savoyard (qui fait partie des dialectes franco-provençaux également connus sous le nom « d’arpitan » que vous utilisez) constitue à la fois un repère identitaire et un héritage linguistique et culturel important à valoriser.

Pourquoi vous êtes-vous abstenue lors du vote visant la ratification de la charte ?


Lors de l’examen en 1ère lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi constitutionnelle visant à ratifier la charte européenne des langues régionales et minoritaires, le Groupe UMP auquel j’appartiens, n’ayant pas de position unanime au sujet de cette ratification, a indiqué « qu’il y avait liberté de vote ». De nombreux collègues se sont opposés à ce texte surpris par le recours à une proposition de loi constitutionnelle plutôt qu’à un projet de loi. Car si la proposition de loi constitutionnelle est votée dans les mêmes termes par l’Assemblée et le Sénat, le texte devra être approuvé soit par référendum, soit par un vote du Congrès (les deux chambres réunies à Versailles) à la majorité des trois cinquièmes (article 89 de la Constitution). Un référendum étant improbable dans le contexte politique et économique actuel, le texte devra être repris par le Gouvernement sous forme d’un projet de loi avec la perspective d’une adoption par le Congrès. Ce texte sert en fait de galop d’essai pour constater ou non l’existence d’une majorité des trois cinquièmes pour l’adopter. Malgré cet aspect politique, je me suis abstenue en raison de mon engagement personnel sur ce dossier.

Les citoyens de votre circonscription vous ont-ils fait savoir qu’ils n’avaient pas d’avis sur cette question ? Ou tout simplement n’avez-vous pas eu le temps de leur demander ?

Peu de citoyens se sont manifestés au sujet de ce texte. Par ailleurs, au vu de l’inflation législative, les députés n’ont malheureusement ni les moyens ni le temps d’interroger les citoyens sur chaque projet ou proposition de loi constitutionnelle. Et cela d’autant plus que certains textes sont inscrits par le Gouvernement à l’ordre du jour du Parlement in extremis.

En vous abstenant, vous signifiez que la majorité des citoyens de votre circonscription n’ont pas d’avis tranché sur la question de la sauvegarde de l’arpitan et sa promotion ? Est-ce réellement la situation locale ?


Mon engagement pour la défense du savoyard a primé pour mon vote. Je déplore seulement le choix du véhicule législatif : le choix d’une proposition de loi constitutionnelle n‘ayant très peu-voire aucune-chance d’aboutir, confortant ainsi le sentiment d’un « coup »  politique à l’approche d’élections locales (pour rappel la seule issue d’une proposition de loi constitutionnelle est le référendum au titre de l’article 89 de la Constitution).

Ne souhaitez-vous pas que l’arpitan soit sauvé en tant qu’élément culturel majeur de notre région ? La langue maternelle de nos aïeux doit-elle disparaître dans l’indifférence totale et sans le soutien de nos représentants ?

Avec mes amendements, j’ai souligné l’utilité des langues et des cultures dans l’acquisition du socle commun, d’une part dans l’enseignement des langues vivantes bien entendu, c’est-à-dire du français et des autres langues romanes, et d’autre part, pour l’histoire et la géographie car les langues régionales font partie du patrimoine commun de la nation comme le statue l’article 75-1 de la Constitution ajouté lors de la révision constitutionnelle en 2008. Au Conseil Régional Rhône-Alpes, je soutiens également les projets visant à défendre ou promouvoir les langues régionales. Et à titre personnel, il m’arrive de prononcer des mots ou expressions utilisés par mes grands-parents.

Quelles solutions proposez-vous pour la sauvegarde de l'arpitan ?

La notion de transmission me parait particulièrement importante. Etant donné la disparition de l’apprentissage en famille, l’école et les associations doivent prendre le relais afin d’assurer la survivance de cet héritage culturel parmi les générations futures.

Propos recueillis par Benjbe


 

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