Un de nos lecteurs dénonce un meurtre à Aix-les-Bains. Celui de la ville en fait, online qui aurait été victime de son maire. Et on l’aurait laisser faire ?

Eh oui, approved le titre pourrait faire croire à un nouveau remake cinématographique de cette affaire criminelle qui n'a pas manqué de rebondissements. Sauf que là, visit il ne s'agit pas d'une fiction tiré d’un fait-divers macabre, mais bel et bien de notre réalité, triste réalité d'ailleurs. En effet, Dord est bien responsable et seul coupable de ce que notre jolie petite ville est en train de subir depuis 2001, date de son arrivée sur le fauteuil principal de l'hôtel de ville comme maire. Notons que son mandat de député accolé à celui de premier magistrat n'a fait qu'amplifier les dégâts dans une cité qui ne demandait qu'à évoluer tranquillement comme n'importe quelle autre commune, surtout qu'elle possédait un patrimoine et des ressources naturelles enviés par bon nombre d'autres agglomérations de sa dimension.

La grande braderie

Mais le grand politicien, par la taille et non par l'action, a dilapidé, comme un accroc aux jeux de hasard qui ne sait s'arrêter au risque de se ruiner, toute la richesse d'Aix-les-Bains. Celle-ci ne s'est pas seulement réduite en peau de chagrin mais elle s'est complètement dissipée et le tout en un peu moins de dix ans : dix années de gouvernance hasardeuse ou plus justement au doigt et à l'oeil d'une poignée d'hommes, plus ou moins amis, ou de groupes immobiliers pour qui la ville d'Aix était un Eldorado rêvé, puisque recelant des milliers d'hectares en PAC (prêts à construire) à des prix défiant toute concurrence. Je m'explique.

Dominique Dord, en bon agent de transaction et afin de faire venir des entreprises du bâtiment dans la ville qu'il n'habite toujours pas, a pratiqué une concurrence faussée. Il n'a pas émis de réels appels d'offres et a cédé à des entreprises, qui se comptent sur les doigts d'une seule main amputée de la moitié, des terrains bien en-deça de leur valeur.  A savoir 15€ le m² pour la crémaillère du Bois Vidal et guère plus pour les anciens Ateliers municipaux. Bref, des supers cadeaux.

Face à cette pratique douteuse et partisane, les Aixois n'ont pas eu d'autres choix que celui d'assister en spectateurs impuissants au bradage du patrimoine de leur ville. Bon nombre d'entre eux auraient pourtant aimé que leur plus haut représentant politique municipal réserve ou mette de côté une partie de ce dit patrimoine pour la construction de logements locatifs afin de satisfaire une demande croissante.

La fin du supplice

Ajoutons qu'en plus de ce foncier dont les Aixois se sont vus déshériter de manière injuste, d'autres bâtiments n'ont pas été épargnés par la générosité de Dominique Dord envers ceux qui en ont assurément le moins besoin. C'est ainsi que les Thermes, fleuron et renommée de la ville, sont passés entre les mains du privé, toujours pour une somme modique, et sans compter tout l'argent public qui a été investi en son sein (plus de 47 millions d’€).

La seule consolation que nous pouvons en tirer c'est la fin du supplice, puisque il ne reste quasiment plus rien au maire à offrir à tous ceux qui ont contribué à défigurer une ville et à la rendre aussi laide que ces cités nouvelles dont l'architecture est froide comme un mur de prison. Aix est devenue une ville comme n’importe quelle autre, à la différence qu’elle a perdu sa maternité ainsi que son hôpital. Le tout a été masqué par la réfection de certaines rues où la chaussée en plus d’être glissante (avenue de Genève) voit également le départ de plusieurs commerçants.

Le député-maire n’avait-il pas parlé de renouveau ? Dord a en fait fini d'achever sa victime en la dépeçant de ce qu'elle avait de plus cher et de plus beau... Cette dernière dans un ultime souffle finira de s'écrier : "Dord m'a tuée". Et ce sans faute d'orthographe, car c'est bien lui l'assassin !

Azzedine Filaz

 

Notre fil twitter

Vos produits savoyards

Bannière