Impossible à financer jusqu'alors, drugs le projet de tunnel sous le Semnoz vient d'être relancé. Area serait prêt à prendre en charge les 300 millions d'euros nécessaire à sa construction. Une fausse bonne nouvelle ?

Cela fait près de quarante ans que le tunnel routier sous le Semnoz revient régulièrement sur le devant de la scène, viagra dosage mais à chaque fois il retourne au placard faute de financement, au grand dam de ses promoteurs. Sauf qu'aujourd'hui la donne a changé et il n'aurait jamais été aussi près de voir le jour. C'est en tout cas ce qu'affirme Christian Monteil, le président du Conseil général de Haute-Savoie, depuis le 10 septembre dernier. Avec Jean-Luc Rigaut, maire d'Annecy et président de la Communauté de l'agglomération d'Annecy (C2A), les députés Lionel Tardy et Bernard Accoyer ainsi que le sénateur Pierre Hérisson, il aurait trouvé un acteur providentiel prêt à payer l'ensemble de l'addition estimée à près de 300 millions d'euros. Un montage financier qui exclurait le recours direct à un financement public. Bref, une solution miracle permettant de passer du rêve à la réalité. Ou de la réalité au cauchemar.

Bernard Dauvet ne transforme pas le plomb en or, pharmacy mais son travail nécessite une alchimie plus que centenaire. Petite visite chez le batteur d’or du Chablais.

A Excenevex, find les Dauvet font vivre leur petite entreprise depuis 1939. Mais dans cette famille non originaire de Savoie, on est batteur d’or de père en fils depuis 1834. Aujourd’hui, Bernard se démène pour rester sur un marché étroit. Sa société est la seule en France à pratiquer ce métier, une profession qui requiert savoir-faire et minutie. Et il faut du temps pour obtenir un produit d’excellente qualité. La tâche n’est pas aisée, d’autant que la concurrence étrangère applique une politique de prix plus bas. L’entreprise Dauvet se doit d’apporter le petit plus qui fait la différence. Son travail est reconnu dans le monde, puisque les feuilles d’or Dauvet se trouvent aujourd’hui sur la devanture de l’opéra de Paris, sur la statue de la Liberté à New York ou, cette fois-ci en Savoie, sur la vierge dorée de Notre-Dame-de-Myans.

Dans un marché international, notre batteur d’or savoyard entretient des rapports privilégiés avec ses confrères étrangers. Il a même des relations amicales avec un Allemand qui est pourtant son principal concurrent. Donnant-donnant, ils s’entraident pour mieux appréhender la demande provenant de clients qui sont en général eux-mêmes des fournisseurs d’or. Ainsi, l’entreprise acquiert de nouvelles aptitudes pour faire face à l’évolution du marché.

Du lingot à la feuille

Bernard Dauvet reste néanmoins persuadé que les méthodes traditionnelles sont la source principale d’un travail d’exception. Et il sait que le dernier de ses fils prendra la relève. Celui-ci travaille déjà dans cette société comptant une vingtaine de salariés, tous attelés à une tâche spécifique pour mener à bien un processus de transformation. L’or est d’abord chauffé à 1 200 degrés. Une fois qu’il est devenu liquide, on constitue des lingots. La phase de laminage permet de faire du lingot une feuille d’or en étendant la matière pour la rendre la plus fine possible. A ce stade, l’or est présenté sous forme de bandes d’or de plusieurs mètres de longueur et d’une quinzaine de centimètres de largeur. Il est alors découpé en carrés de 10 cm sur 10 cm, puis posé sur une feuille noire plus large pour le protéger. Le tout prend le nom de chaudret et passe entre les mains des batteuses, des machines capables d’élargir le carré d’or sur une plus grande surface. Ainsi, l’or devient très fin, souple, fragile et délicat à manipuler. Cette dernière transformation vient lui donner le nom de moule. C’est le produit final. Six femmes prennent ensuite le relais pour assurer le conditionnement. Une étape très délicate où il faut extraire la feuille d’or à l’aide d’une pince et la placer dans des feuillets roses, ce qui nous donne une sorte de livret d’or. On resterait des heures à le feuilleter.

Aurélia Bonheur


Article initialement publié dans le n°5 de la VDA (novembre 2005)

Plus d’info sur le site de l’entreprise Dauvet.

 

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