L’équipe savoyarde, approved capsule toujours en tête du classement de National, doctor vient de se séparer de son entraîneur. Pascal Dupraz est ainsi de retour pour affronter Paris.

Arrivé l’été dernier, pill Stéphane Paille ne sera finalement pas resté un an en Savoie. La faute à un début d’année 2010 catastrophique pour l’équipe savoyarde qui avait pourtant réalisé un excellent début de saison en caracolant en tête du classement du championnat de National. Toujours à la deuxième place, Croix de Savoie, ou plutôt la « bien nommée » Evian Thonon Gaillard FC, peut encore rêver de monter en ligue 2. Mais les écarts creusés en début de saison se sont réduits comme peau de chagrin et quatre équipes sont en fait aujourd’hui à égalité de points (37 pts) à la tête du classement (Troyes, Croix de Savoie, Reims et Créteil). Il faudra batailler dur pour finir dans l’une des trois premières places synonymes de montée en Ligue 2.

C’est avec ses doigts que Jean-Christophe Hermann honore la Savoie. A Evires, pills il fait fonctionner en famille sa petite entreprise de poterie. Un véritable musée vivant.

En quittant la nationale pour atteindre la petite commune d’Evires, cialis on sait immédiatement que l’on ne risque pas de se faire prendre dans les embouteillages. La route, viagra de plus en plus étroite, passe sous l’autoroute et serpente tranquillement dans la verdure. Juste avant d’entrer dans le village, une petite pancarte indique : « Poterie ». Une ligne droite vallonnée plus tard, on découvre une ancienne maison bien tranquille où l’on passerait bien quelques jours de repos. Mais on se demande bien quelle idée a eu Jean-Christophe Hermann d’aller monter un musée et un magasin dédiés à la poterie dans un lieu si peu exposé. Maintenant, des clients sont déjà là, venus profiter des talents du maître des lieux. Comme bon nombre de Japonais, d’Américains, d’Allemands, d’Anglais ou d’Italiens l’ont fait avant eux. Les poteries de Jean-Christophe Hermann sont connues dans le monde entier, et son incroyable collection de pièces anciennes a réussi à remettre au goût du jour un artisanat local qui a bien failli disparaître. Pourtant, pas mal de locaux lgnorent encore que le temple de la poterie savoyarde se trouve à Evires, là où ça dépote.

Au rythme de la terre

Le lieu est paisible. Il laisse présager de la modestie et de la simplicité de la famille Hermann. Au centre de l’ancienne maison, de larges baies vitrées donnent non pas sur le salon, mais bien sur la boutique où Joëlle Hermann nous indique que son mari est à l’atelier, juste à côté. Dans cette pièce plus sombre et fraîche, aux allures de cave ou plutôt de cellier, assis devant son tour de poterie, pipe en bouche, Jean-Christophe Hermann s’affaire à la tâche. Près de lui, sa fille Catherine fait elle aussi partie du lieu. Cette doctoresse en histoire s’occupe du musée qui se trouve dans l’immense grenier. Alors qu’elle quitte la pièce, dans le fond de l’atelier, l’artisan continue de décorer les nombreux verres à eau-de-vie qu’il a confectionnés il y a déjà plusieurs jours. La poterie est un art qui demande du temps, on ne va pas plus vite que la terre ne sèche. Derrière le potier, une vielle horloge rythme la pièce de ses cliquetis sonores. Face à lui, une trentaine de plats et de pots reposent sur des portants. Tout en continuant son travail, il nous parle de ses débuts : « Ma passion pour la poterie est née à l’âge de cinq ans, le jour où je suis entré dans la poterie Hertz à Annecy. Et à dix-sept ans, en 1968, j’ai décidé d’entrer en apprentissage chez Philippe Sourdive, responsable d’un atelier dans la Drôme. A l’époque, le secteur était moribond. C’est pourquoi j’ai dû quitter la Haute-Savoie pour un temps. » Mais cet Annecien d’origine n’est pas resté longtemps loin de ses montagnes. Après trois années d’apprentissage, il revient animé d’une passion toujours grandissante. « Je me suis immédiatement installé dans cet atelier. Avec l’aide d’un ami, nous avons construit un four à bois. Nos moyens étaient très limités. Pendant quinze ans, ça a été très dur. Je ne faisais que de la poterie. Je n’en suis pas mort, mais presque. »

Le fils apporte un regard neuf

En 1974, il épouse sa voisine. C’est un tournant dans sa vie. « Quand je vivais seul, il m’arrivait régulièrement de passer des nuits entières sur le tour. Avec quelqu’un dans sa vie, on ne fait plus ce genre de choses. Mais Joëlle est très impliquée au niveau du magasin et elle a même travaillé à l’atelier. Maintenant, c’est avec mon fils que je confectionne des pièces. » Agé d’une trentaine d’année, David a été formé à l’école de céramique de Sèvres. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’est pas tombé dedans quand il était petit. « Il n’est jamais monté sur le tour avant sa formation, confie Jean-Christophe, le regard amusé. Je n’aurais jamais cru qu’il y vienne un jour. Mais il est très doué. Il m’apporte beaucoup, il a un regard neuf sur la poterie. » Pour expliquer le succès des poteries de la maison Hermann, il faut remonter vingt-cinq ans en arrière. « Parallèlement à mon métier, je collectionne depuis toujours des pièces de poterie savoyarde. A l’époque, tout le monde s’en fichait. Et lorsque avec ma femme nous avons décidé de créer un musée, on nous a traités de fous. Finalement, il a complètement boosté les ventes. Des revues se sont intéressées à nous, venues de l’étranger, même du Japon. Puis c’est la télévision qui est venue, France 2, TF1, la BBC… En tout, nous avons compté une cinquantaine de parutions diverses. »

La poterie revient à la mode

Son musée et son travail sont à l’origine d’un nouvel engouement pour la poterie savoyarde.  « Cela fait plus de 5 000 ans que la poterie existe en Savoie. L’apogée de la profession remonte au XVIIIè et XIXè siècles. A l’époque, les Ducs donnaient des facilités fiscales aux potiers. Aujourd’hui, c’est redevenu à la mode. Et je me demande bien ce que faisaient, avant que nous ne montions le musée, tous les « grands passionnés » que je vois maintenant. » Le grenier de la grande bâtisse fait donc office de musée. La charpente typiquement savoyarde de cette immense pièce finit de renforcer l’authenticité d’un lieu où de si nombreuses pièces sont entreposées dans des vitrines et sur des étagères. Jean-Christophe Hermann connaît une partie de l’histoire de chacune d’entre elles. « Tous ces vieillards sont contents d’être ici, confie le potier. Ils rayonnent. » On sent toute l’admiration qu’il a pour cette superbe collection chargée de l’histoire d’une terre qu’il aime tant et pour laquelle il œuvre depuis bien longtemps. « J’ai longtemps milité pour la région au sein de différents mouvements, explique Jean-Christophe. Mais il y a eu un clash. Depuis, je défends la Savoie par mon travail. » Une Savoie qui lui en est sûrement reconnaissante. Quant à vous, si vous passez par Evires, arrêtez-vous chez le potier. Et admirez le travail.

Pour une visite guidée du musée, rendez-vous obligatoire au 04 50 62 01 90.

Site internet : http://www.sav.org/evires.html

Guillaume Losserand

(Article publié dans le numéro 4 de la VDA, septembre 2005)

 

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