Alors que la rentrée se profile, visit this site generic Rémi Mogenet revient avec une anthologie de la littérature savoyarde, online la grande absente des programmes scolaires. Serait-ce parce qu’elle renvoie à la sagesse orientale ?

Après la littérature savoyarde du 20e siècle (voir ici) et les écrivains étrangers ayant parlé de la Savoie (voir ici), Rémi Mogenet revient dans nos colonnes et dans les bacs des libraires pour traiter du cœur de son sujet de prédilection. Avec La littérature du Duché de Savoie, il nous livre une anthologie de nos écrivains de l’an 1000 à l’annexion. Huit siècles de littérature qui rappellent que l’on n’écrivait pas ici comme de l’autre côté du Rhône. Car en Savoie, on a toujours voulu combiner la religion et la raison, refusant de sombrer dans le fanatisme tout en laissant libre court à un imaginaire mystique. Ceci conduit Rémi à estimer que nos auteurs faisaient preuve d’une sagesse répondant à des canons plutôt orientaux. Une approche malheureusement négligée par l’éduction nationale. Heureusement que le sieur Mogenet est là pour l’entretenir.

Quand Hollande veut engager la France pour guerroyer en Syrie derrière les USA et les Emirats, medications Berto le voit en cireur de pompes à côté de la plaque. Et souhaite bien du plaisir aux Gaulois...

L’oncle Sam a trouvé son petit cireur de bottes, les Emirats aussi. Il s’appelle François Hollande. Le voici voulant engager la France dans un conflit à l’issue plus qu’incertaine. Au moins David Cameron s’est plié à la décision de la chambre des communes qui a voté contre l’intervention. Obama, sévèrement critiqué par les sénateurs, va lui aussi se soumettre à celle du congrès. Il n’y a que chez nous que la question sera abordée au Parlement mais, jusqu’à plus ample informé, non soumise à un scrutin. Quand la vieille monarchie britannique donne des leçons de démocratie à notre République, on peut se demander si cette dernière n’est pas au fond plus monarchiste que le Royaume uni.

En tentant de comprendre comment se partagent les pistes de ski tout au long de l’année, diagnosis Jeanne Basset a voulu mettre en lumière l’ombre de l’or blanc. Découvrez son documentaire.

Qu’advient-il des espaces immaculés sur lesquels on fait glisser nos spatules l’hiver une fois la neige fondue ? A quoi ressemble une piste de ski le reste de l’année, viagra et qui se partage ces bouts de montagne ? C’est à ces questions singulières mais légitimes que s’est attachée à répondre Jeanne Basset. En 2007, physician la jeune femme s’envole pour les surfaces glacées du nord du Québec, et en ramène 12 jeunes Inuits de 16 à 18 ans qui découvriront Paris et les Alpes à travers un périple de deux semaines. Elle en tirera un premier film, Au-delà de leurs rêves, coréalisé avec Clothilde Carenco. Poursuivie depuis par cette fièvre filmique, la Savoyarde a renoué cette année avec le travail documentaire à travers la formation Cinédoc d’Annecy, avec cette fois pour sujet d’étude un territoire bien plus proche de chez nous, mais pas systématiquement moins étranger.


Après plusieurs mois de tournage à Samoëns, au Grand Bornand, au Semnoz ou encore à La Féclaz, elle nous livre aujourd’hui Piste - territoire partagé, vision épurée, et au réalisme très depardonien, comme un instantané de cette montagne dont on ne se lasse pas de partager les mystères et les envoutements. Interview fissa de la réalisatrice et docu à suivre.

Jeanne Basset, pourquoi ce sujet de film sur le partage des pistes de ski ?

Les stations de ski n’occupent le territoire qu’une partie de l’année. Le reste du temps, il y a des gens très différents, avec des intérêts économiques très différents eux aussi, qui se partagent les terres. J’ai voulu montrer que, sur ces pistes, il y a ces gens qui bossent dans l’ombre. D’ailleurs, mon film, c’est un peu l’ombre de l’or blanc.

Qui se partage ces territoires ?

Quatre acteurs principaux : les stations de ski, les agriculteurs, les associations environnementales et les randonneurs. Dans mon docu, on voit également des chasseurs collaborer avec les garde-forestiers de l’Aster (ndlr : L’association du Conservatoire des espaces naturels de Haute-Savoie) pour compter la faune sauvage au début du film, et des ramasseurs de déchets qui ont récolté quelque chose comme 300 kilos de détritus en une après-midi. Tout ça fait beaucoup de monde qui doit cohabiter.

Et justement, cette cohabitation se passe bien ?

Même si c’est parfois forcé, il y a pour chacun un vrai besoin de cohabiter. L’agriculteur ou le fromager vont profiter de l’activité du ski pour faire connaître et vendre leurs produits. Mais une activité n’est pas plus importante qu’une autre. Le ski est très important pour l’économie de la Savoie, mais l’agriculture permet, elle, à nos territoires de vivre toute l’année, et de maintenir un écosystème sain. C’est très important. Les difficultés qu’il peut y avoir, ce sont surtout les locataires des terrains exploités en pistes de ski l’hiver qui les connaissent, car contrairement aux propriétaires, ils ne sont pas forcément indemnisés en cas de travaux par les sociétés de remontées mécaniques. Ce n’est pas évident non plus pour de jeunes exploitants qui choisiraient de s’installer en station, parce que le mètre carré y est souvent hors de prix.

Dans votre film, il y a beaucoup de plans fixes, sans commentaire ni parole, vous vouliez retranscrire l’atmosphère de sérénité qui règne en montagne ?

J’ai voulu des plans fixes et assez longs car il me semble que l’on comprend mieux un milieu quand on prend le temps de l’observer, le temps de voir l’action  de celui qui travaille. D’ailleurs, en montagne, les gens font bien leur travail parce qu’ils l’inscrivent dans la durée, dans le temps.

Des projets pour vos prochains films ?

La montagne est un thème qui m’intéresse encore énormément. Le monde des saisonniers, leurs conditions de vie. Quand on voit tout le fric qui se brasse là-haut et leurs conditions de logement, de travail. Et puis, il y a la précarité sur laquelle est fondée cette économie des sports d’hiver. Le tourisme est une industrie des plus aléatoires, et le ski encore plus.

Propos recueillis par Frédéric Delville


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