Le 31 mars 2012, dans toute la France, c’était la fête des langues régionales, celles que la République n'a cessé de maudire. Surtout la nôtre, qui s’entendait ce samedi à Annecy. La Voué l’ét itché.

Samedi 31 mars 2012, la France fête ses langues Régionales, suprême hypocrisie d’une terre jacobine qui n’a eu de cesse de les combattre ouvertement et plus insidieusement au cours de son histoire moderne. Rien n’y fait ! Ces langues millénaires - inscrites dans la constitution, reconnues par l’Europe, et les Régions (voir article)  - et leurs locuteurs se trouvent encore de nos jours au mieux ignorés mais plus souvent dévalorisées voire même raillés par les élites, comme en témoigne les déclarations récentes du gniafron Mélenchon. Loin des polémiques et des milliers de personnes rassemblées à Tolosa, Perpinyà…, c’est plus modestement en ‘Neci, à Bonlieu, que les mainteneurs ont décidé de fêter la langue régionale de la Savoie - et de la plus grande part de Rhône-Alpes. L’occasion d’échanger sur et en cet idiome avec les différentes générations, patoisans de naissance de cœur ou d’envie, responsables d’associations*, scientifiques et d’entrevoir un avenir  ouvertement souhaité par les défenseurs, mais  toujours incertain.

Alors fêtons celle que d’aucuns nomment francoprovençal et d’autres arpitan, mais que tous disent patoés en voet que l’Etat français ne reconnaît toujours pas officiellement. La voici en vie à Annecy. La Voué l’ét itché pour cette première.


*  Los rebiolons, L’Institut de la langue savoyarde, L’Alliance culturelle arpitane…

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Interview : Dom Vuillerot

Image et montage : Mikaël Chambru

 

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