Alors que le GIEC vient de réaffirmer que l’homme provoque un redoutable réchauffement, approved symptoms István Markó s’inscrit en faux et dénonce une science pipée au CO2. Entretien avec un climato-sceptique.

Le Groupe d’experts international sur l’évolution du climat (GIEC) vient de rendre son nouveau rapport. Comme on pouvait le redouter, patient il est alarmant. Et fixe cette fois à 95% la probabilité qu’un terrible réchauffement climatique soit causé par l’activité humaine, information pills principalement nos émissions de CO2. Néanmoins, depuis une quinzaine d’années, ce réchauffement semble faire une pause. On nous annonce toujours que la situation s’aggrave et que l’humanité s’apprête à griller par sa faute, mais la température a cessé de grimper. La météo de ces derniers mois, de l’été plutôt gelé en Arctique aux chutes de neige précoces en Savoie, fait même dire à certains que l’on serait entrés dans une phase de refroidissement. Notre invité du jour, le scientifique hongrois István Markó, pense lui que le climat est surtout bien plus compliqué qu’on ne le dit du côté du GIEC. Et que c’est un peu simpliste d’accuser de tous les maux « ce malheureux CO2 ». Il est ce qu’on appelle un climato-sceptique.

Chimiste à l’université de Louvain en Belgique, István Markó a dirigé le livre collectif Climat : quinze vérités qui dérangent. Il dénote dans un paysage médiatico-politique où la parole du GIEC semble quasi incontestable. Son sentiment est que l’homme n’a pas grand-chose à voir avec des changements climatiques qui le dépassent largement. Et qu’il y aurait bien mieux à faire, d’un point de vue écologique, que de dépenser des fortunes pour faire la chasse au CO2 et se préparer à un redoutable réchauffement. Alors on se garde bien de lui donner raison, La Voix n’étant pas une revue scientifique apte à en juger. Mais quand on pense aux stations savoyardes qui engloutissent des sommes considérables pour s’équiper en canons à neige, creusant ces retenues collinaires destinées à stocker une eau de plus en plus précieuse, on se dit que son point de vue mérite d’être ici entendu. Place donc à un long entretien avec ce spécialiste du CO2, un son de cloche francophone discordant dans un légitime débat sur le climat.

István Markó, alors que le GIEC publie son nouveau rapport sur le changement climatique, vous estimez que, depuis des années, les positions de cet organisme ne sont pas scientifiquement fondées. Aurait-on menti sur le climat en nous faisant redouter son réchauffement ?

Oui et non, car le problème est fort complexe. Mesurer des variations de température est très compliqué. Et à la base, c’est l’ONU qui a conduit à la formation du GIEC, un organisme non scientifique qui ne fait pas de recherche mais de la politique. Ils collectent des informations scientifiques et en font un résumé dont chaque mot est pesé, analysé et modifié par les responsables politiques de tous les pays membres. On en arrive à des conclusions de 20 pages sur des rapports de 3000 qui, ô surprise, vont dans la direction attendue.

Les membres du GIEC sont tout de même des scientifiques.

Il y en a, mais beaucoup proviennent d’ONG comme WWF ou Greenpeace. Et dans le groupe qui gère la préparation du rapport pour les décideurs, il y a surtout des politiciens et des économistes.

Les scientifiques qui font partie du GIEC semblent néanmoins unanimes sur l’origine humaine d’un réchauffement.

Moi, j’essaie simplement d’être un scientifique intègre, et qu’il y ait ou non un réchauffement, au final, peu m’importe. Ce qui compte, c’est de comprendre le fonctionnement du système climatique et de pouvoir in fine en rendre compte. Sauf que la tache du GIEC est de se focaliser sur la part de l’homme dans le réchauffement climatique en se basant sur le principe qu’il en est le responsable principal. On se polarise sur ce malheureux CO2 en clamant à tout vent que c’est de sa faute. J’appelle ça du climatisme, et cela relève plus du religieux que de la science réelle.

On nous explique que les modèles climatiques permettent de comprendre la réalité d’un climat qui se réchauffe. Vous n’y croyez pas ?

On sait que le climat s’est réchauffé de 0,8 °C sur une période de 150 ans. Cela signifie 5 millièmes de degré par an en moyenne. Pensez-vous vraiment que l’on puisse mesurer de telles différences ?

Pourquoi pas ?

Car ce sont des mesures qui n’ont aucun sens physique et qui représentent en fait des moyennes de moyennes de températures, desquelles on va soustraire d’autres moyennes pour aboutir à des valeurs minuscules quasi indiscernables du bruit de fond. Par exemple, dans le Sahara, il va faire 50°C à midi, tandis qu’en Antarctique, au même moment, il fera – 80°C. Cela nous fait 130° de différence. Mais on va faire des moyennes par jour, par semaine, par mois et par an pour obtenir finalement une température abstraite qui augmentera de 0,05°. Et je ne parle même pas des erreurs dans les mesures, ni des ajustements fréquents pour que ces valeurs collent aux modèles.

Une moyenne donne une vue globale qui peut être significative.

Peut-être, mais si l’on parle de moyenne, il faut remarquer que celle-ci est stable voire en légère baisse depuis maintenant plus de 16 ans. Et ça, aucun modèle du GIEC ne l’avait prévu. Ils annonçaient tous une augmentation de plus en plus terrible. On appelle cela l’arme de la peur. Effrayer le citoyen pour qu’il accepte les conclusions pseudo-scientifiques qui lui sont prodiguées et paye le coût exorbitant et inutile des politiques « vertes ». En 2007, certains membres du GIEC, comme James Hansen de la NASA, affirmaient même qu’il n’y aurait plus de glace au Pôle Nord durant l’été 2013. Hélas pour eux, la banquise a bien moins fondu cette année qu’en 2012 (environ 60% de plus) et le regel a déjà commencé à une vitesse exceptionnelle. Je me dois de signaler que, suite à ces prévisions à la Madame Soleil, plusieurs bateaux se sont lancés dans la traversée du passage Nord-Ouest pour s’y retrouver coincés par les glaces. Le sort des gens à bord est plus qu’incertain, les brise-glaces canadiens ne pouvant plus les rejoindre à cause de l’épaisseur de la banquise.

On a quand même relevé ces dernières années de très fortes fontes de la banquise. Et en  2013, cette fonte serait encore l’une des six plus importantes jamais enregistrées. On constate aussi que la banquise est sur la durée de plus en plus fine.

La fonte de la banquise a commencé il y a fort longtemps, depuis la sortie du petit âge glaciaire. Ces dernières décennies, elle a progressivement ralenti. Lorsque l’on nous parle de l’Arctique, il faut savoir que les mesures n’ont commencé réellement que vers 1980, avec l’utilisation des premiers satellites. Ce que l’on compare comme période est minuscule. On oublie l’histoire et le fait que la banquise a déjà fondu – davantage et bien plus vite – à d’autres époques, sans que l’Homme n’en subisse des conséquences désastreuses. Au début des années 1900, Amundsen a rejoint San Francisco en traversant le passage Nord-Ouest. Durant les années 1950, les sous-marins s’amusaient à faire surface au niveau du Pôle Nord, tant la glace était mince. Il y a même eu des périodes sans banquise en Arctique. Aujourd’hui, comme les prédictions de certains zélotes du barbecue mondial n’ont pas eu lieu, ils vont reculer la date à laquelle la banquise devrait disparaître et dire que ce sera pour 2015, 2030 ou 2050. Moi aussi, je peux prévoir qu’il pleuvra en 2100 ! Mais cela relève encore des prévisions de Madame Soleil, pas de la science. Ils délivrent en fait un message politique ou idéologique pour imposer des mesures drastiques limitant les gaz à effets de serre.

Quel est l’intérêt de faire ça ?

Certains ont tout à y gagner. Et le plus grand supporter de cela, c’est Al Gore qui a fait un film de propagande risible au niveau scientifique, vu le nombre d’erreurs qu’il contient. Il a réalisé cela dans un but de lucre total et ça lui a permis de devenir très riche, notamment via les bourses carbones. Grâce à ce prétendu réchauffement, on développe un business sur l’éolien et le photovoltaïque. On crée ces bourses carbones et on contribue à une augmentation du prix de l’énergie et des matières premières.

Reste que le réchauffement a au moins été une réalité dans les Alpes, car on a pu voir ses effets sur nos glaciers et sur le niveau d’enneigement depuis une vingtaine d’années.

On est surtout en train de parler de choses très variables et fluctuantes, car le climat n’a jamais été constant. On dit qu’il n’a jamais fait aussi chaud, mais c’est faux. Il suffit de regarder les années 1930, l’optimum médiéval ou l’époque romaine. Alors pourquoi parler de températures phénoménales alors que c’est déjà arrivé par le passé ? Quant aux glaciers, certains fondent, tandis que d’autres avancent, car le climat n’est pas une chose globale sur la planète. Contrairement aux déclarations du GIEC, les glaciers de l’Himalaya ont vu leur épaisseur augmenter de deux mètres en dix ans. A l’inverse, d’autres glaciers ont reculé, tel le Helheim au Groenland, qui a perdu plusieurs kilomètres par an. Ce phénomène naturel et cyclique s’est déjà produit durant les années 1930-1940. En fait, un peu partout, on a déjà été plus loin dans les deux sens qu’aujourd’hui. Et c’est la même chose au niveau des océans. Le GIEC parle d’une augmentation moyenne de 3 mm par an. Cependant, on peut mesurer à certains endroits que la mer baisse de 15 cm tandis qu’elle augmente de 20 cm à d’autres. Signalons aussi que depuis quelques années, on observe un ralentissement dans cette montée du niveau des océans. Et passons sur les erreurs gigantesques dans ces mesures, de l’ordre du centimètre pour les satellites. Malgré cela, on nous assène des pseudos vérités en affirmant que la science du climat est comprise. On nous ment de façon très politiquement correcte.

Il semble en tout cas y avoir un consensus scientifique sur le sujet.

Un climatologue comme Hans Von Storch, qui est d’ailleurs membre du GIEC, a écrit récemment que les modèles du GIEC étaient faux à plus de 98%, aucun d’entre eux n’ayant pu prévoir la courbe plate des températures depuis 16 ans, même avec une marge de fidélité de 2%.

Contesterait-on les dires du GIEC au sein même de l’organisation ?

Certains commencent à s’exprimer. Jusque-là, on ne pouvait rien dire sans se faire traiter d’adorateur de la terre plate ou de vendu aux industries polluantes et d’autres noms d’oiseaux sympathiques. Moi, lorsque j’ai commencé à m’exprimer ouvertement sur le sujet, il y a eu une pétition de mes collègues pour me faire exclure de mon université, dans laquelle enseigne également le vice-président du GIEC. Heureusement, la liberté académique d’expression m’a permis de ne pas me faire virer.

Avec d’un côté le discours dominant du GIEC, de l’autre un Claude Allègre dont la crédibilité sur ce sujet est plutôt douteuse, c’est compliqué de se faire une idée…

C’est pour ça que nous avons écrit le livre Climat : quinze vérités qui dérangent. L’idée est d’essayer d’ouvrir un débat, et non d’avancer des vérités dogmatiques. En fait, ce que nous disons, c’est qu’à l’heure actuelle, on ne comprend pas le climat. Il faut avoir l’honnêteté, et l’humilité, de le reconnaître. Il y a tellement de phénomènes qui s’imbriquent que l’on n’est pas encore capable de les comprendre tous.

Les modèles élaborés par les climatologues seraient-ils inutiles ?

Ils travaillent sur des modèles informatiques dans un monde artificiel. C’est une terre informatique qui obéit aux lois que vous avez fixées. Le monde réel dans lequel nous vivons n’est pas ainsi et il n’obéit pas aux mêmes règles simplistes. D’ailleurs, tandis que depuis 1998 la température du globe est restée stable, les émissions de CO2 n’ont jamais autant augmenté. Un tiers du CO2 émis depuis le début de l’ère industrielle a été relâché durant cette période, sans effet aucun sur la température. Etonnant, non ?

Pourtant, le GIEC fait passer cette année de 90 à 95% la probabilité que le réchauffement soit causé par nos émissions de gaz à effet de serre.

C’est bien la preuve que c’est un système 100% politique. Comment voulez-vous, avec des modèles mathématiques à 2% de fiabilité, parler avec 95% de certitude ? C’est pathétique. Le problème est qu’ils ne peuvent même pas imaginer dire que tout ce qu’ils ont affirmé depuis le début était faux. Il y a trop d’intérêts et trop d’argent en jeu.

Mais si la température n’augmente toujours pas dans les années qui viennent, il va bien falloir s’interroger.

Si on atteint 20 ans sans réchauffement, je crois que le GIEC disparaîtra. Mais il aura conduit à dépenser une fortune pour un réchauffement qui n’a pas eu lieu. Et si jamais le temps se refroidit, on aura tout prévu pour le contraire ! Il faut pourtant savoir que l’école russe, avec notamment l’Observatoire Pulkovo, n’arrête pas de dire que l’on va vers un refroidissement, une idée que l’on n’entend jamais du côté du GIEC.

Selon-vous, le rôle de l’homme est minime dans les fluctuations du climat ?

Oui, je pense qu’il est minuscule. D’ailleurs, le taux de CO2 augmente après une montée de la température, mais jamais l’inverse. Il suffit de regarder les carottages glaciaires pour l’observer sur des périodes de plusieurs centaines de milliers d’années. Récemment, Ole Humlum, un climatologue des plus respectés, a publié plusieurs articles sur le sujet et montré que cette dépendance du CO2 par rapport à la température est également vraie au niveau décennal et même mensuel. La température monte d’abord – au niveau des tropiques – puis le CO2 augmente environ 8 à 11 mois plus tard. Murray Salby, un climatologue australien, est arrivé à la même conclusion.

Pourquoi n’y a-t-il pas de climatologue en France pour contester la vision du GIEC ? Les seuls scientifiques qui contestent ses positions ne sont pas climatologues. D’ailleurs, aucun des auteurs de votre livre ne l’est. Alors pourquoi vous croire ?

Qu’est-ce qu’un climatologue ? Un chimiste, un physicien, un mathématicien, un biologiste des fonds marins ou encore un astronome ? La climatologie n’est pas réservée à une espèce d’individu particulière, c’est une conjonction de disciplines différentes.

Reste que vous êtes chimiste et qu’il y a des gens dont le métier est d’être climatologue. Et en France, ils défendent tous la même position.

Je suis avant tout un scientifique. Donc capable de lire un graphique, de le comprendre et d’y trouver les ajustements que l’on essaye de cacher, hélas. Regardez les magnifiques courbes modulées du dernier rapport du GIEC. Ensuite, nous travaillons au laboratoire sur la chimie du CO2 et sa transformation en composés utiles à notre société, donc sur son impact sur le climat. Il faut aussi savoir que l’argent donné aux climatologues vient également du GIEC. Quand vous démarrez dans une telle discipline et que vous voulez faire une modélisation, il faut trouver des fonds. Vous n’en aurez pas si vous souhaitez démonter la théorie actuelle. Allez dans son sens est en revanche un moyen de trouver de l’argent ou de garder sa place.

Mais vous, qui finance vos recherches ? On dit que les climato-sceptiques sont financés par l’industrie qui pâtit de la lutte contre les gaz à effet de serre.

C’est une rengaine tellement courante de la part des réchauffistes que je ne peux résister au plaisir de leur retourner le compliment et de leur demander pour qui roule le GIEC ? Dans mon cas, je n’ai reçu aucun financement d’une industrie pétrolière. Mon laboratoire est financé en partie par des fonds de l’Etat et des régions belges, et d’autres parts par des bourses collaboratives avec l’industrie pharmaceutique. Ce ne sont pas eux qui souffrent de cette lutte contre les gaz à effet de serre, bien au contraire. Pour eux, c’est plutôt une aubaine. Je suis libre de dire ce que je veux, comme seuls ceux qui se fichent de ne pas obtenir les financements provenant plus ou moins directement du GIEC. Du moins en France et en Belgique où le débat est cadenassé, ce qui n’est pas le cas dans les pays anglo-saxons. Des climatologues y discutent de science et redonnent des lettres de noblesse à la climatologie.

Le nouveau rapport du GIEC rassemble des climatologues du monde entier dont tous les modèles convergeraient vers l’origine humaine d’un réchauffement dû aux gaz à effets de serre.

Ce n’est pas exact. De très nombreux climatologues sont opposés à la doxa du GIEC. La liste est longue et ces scientifiques appartiennent à des universités aussi réputées que Harvard, MIT, Hebrew University of Jerusalem, Max Planck Institute, etc. Ces climatologues sont la crème de leur domaine. Ils osent se présenter devant le congrès américain et expliquer aux sénateurs leur désaccord par rapport aux conclusions du GIEC. Après, que les modèles convergent vers la même réponse n’a rien de surprenant. Ils sont tous basés sur les mêmes équations initiales et utilisent les mêmes forçages et rétro-actions basés sur les mêmes hypothèses de départ. L’étonnant serait qu’ils arrivent à des réponses différentes.

Si le réchauffement n’est pas du principalement dû à l’activité humaine, quelle en est sa cause ?

Il y en a beaucoup. La terre n’est pas homogène, elle tourne dans le système solaire avec un trajet toujours différent. Son parcours elliptique ne passe jamais exactement au même endroit. Il y a aussi une influence directe de l’activité du soleil, et une excellente corrélation avec les taches solaires. Si elles sont nombreuses, il fera en général chaud. Et s’il y a moins de taches solaires, davantage de rayons cosmiques vont toucher la terre. Ces rayons cosmiques sont responsables de la création des nuages de basse altitude, qui empêchent les rayons du soleil de parvenir au sol. Cela fait donc baisser la température.

L’activité du soleil a-t-elle été importante dans les années 1980 et 1990 quand la température a fortement augmenté ?

Oui, mais le GIEC commence seulement à s’y intéresser. Il faut savoir que les cycles solaires procèdent par périodes d’environ 11 ans. Les cycles 21 et 22, qui correspondent aux années 1980 et 1990, ont en effet été particulièrement intenses, avec de très nombreuses taches solaires. Le cycle 23 était plus faible et le cycle 24 l’est encore davantage. On observe qu’ils corrèlent bien avec l’arrêt du réchauffement climatique. Et selon la NASA, le cycle 25 devrait être encore plus faible. On s’est beaucoup moqué de Henrik Svensmark qui évoquait cette hypothèse il y a plus de 20 ans. Aujourd’hui, les travaux du CERN, avec le projet CLOUD, commencent à lui donner raison.

Quand on annonce une augmentation de température de 2 à 4 ou 5° si l’on continue à émettre autant de gaz à effet de serre, quelle données permettent aux modèles de prédire ça ?

Un peu de tout. N’importe quelle fluctuation de température, avec une forte sensibilité à la concentration de CO2 selon des paramètres totalement exagérés, fera l’affaire. Un article publié récemment par d’éminents climatologues annonce que l’on a surestimé l’augmentation de la température due au CO2 d’au moins 50%. De plus, tous ceux qui ont suivi des cours de géologies savent qu’il y a eu des périodes glacières durant lesquelles les teneurs en CO2 étaient bien plus importantes qu’aujourd’hui. Mais cela, le GIEC ne l’avouera pas de sitôt. Il y a dix ans, lorsque vous leur disiez que leurs modèles ne tenaient pas la route car la température n’augmentait plus, ils vous rétorquaient que c’étaient vos mesures qui étaient fausses. Au bout de 15 ans, ils sont obligés de reconnaître que la température n’augmente pas. Mais ils font tout pour nous faire croire que leurs modèles avaient prévu ce hiatus de température, quitte à « améliorer » les graphiques.

Un membre du GIEC m’a dit que la température augmentait encore légèrement et qu’aucun élément ne permettait de dire que le réchauffement s’était arrêté.

Le GIEC est pourtant obligé de reconnaître une halte dans la croissance des températures. Il y répond d’ailleurs avec deux entourloupes. La première est de dire qu’une période de quinze ans n’est pas une plage de temps suffisante pour y voir une tendance significative. Il faudrait 20 ou 30 ans de stagnation pour que cela soit effectivement valable. Mais pourquoi pas 60 ans ? Il existe dans la nature du climat des cycles de 10 ans, de 20 ans, de 60 ans, de plusieurs siècles et de plusieurs millénaires. Le choix de 30 ans est purement arbitraire et convient bien aux modélisateurs, mais il ne reflète pas une réalité sérieuse. Reste que les cinq années qui viennent seront cruciales. Si les températures stagnent encore ou décroissent, elles indiqueront à la face du monde que toute cette histoire n’était qu’une énorme mascarade. L’existence du GIEC en est ainsi menacée, et il faut repousser l’échéance le plus tard possible. La deuxième entourloupe, c’est de prétendre que le réchauffement se poursuit dans les océans, alors que toutes les mesures télémétriques montrent que la température n’a pas changé dans l’eau. Mais ils répondent que la chaleur est là où on ne peut pas la mesurer, à 2000 mètres de profondeur. C’est un vieil argument, déjà publié dans les années 1980 par James Hansen, qu’ils ressortent. Il arrange bien les affaires, les océans étant immenses et ô combien profonds.

On m’a également dit que toute la surface des océans se réchauffe, jusqu’à 2000 mètres, une profondeur où l’on pourrait de mieux en mieux mesurer la température.

C’est un mensonge éhonté. Comme d’affirmer qu’il y a de plus en plus d’évènements extrêmes.

Ah bon ? Le GIEC dit qu’on a pu le constater ces dernières années. Leurs chiffres ne sont pas exacts ?

Comme d’habitude, il y a contorsion de chiffres. Les événements extrêmes, comme les tornades, sont en diminution. Mais dès qu’il y a une inondation quelque part dans le monde, on dit que c’est à cause du réchauffement climatique. Bien sûr qu’il y a des inondations, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Il n’y a pas besoin de réchauffement climatique pour connaître ça. Mais on aime se faire peur. Avec l’Arctique qui a eu d’avantage de glace cette année, je suis d’ailleurs sûr que certains vont bientôt parler de nouvel âge glaciaire. Comme s’il fallait maintenir le suspens et passer d’un extrême à l’autre dès que la température baisse un peu. Alors que tout cela est normal et qu’on a la chance extraordinaire de vivre sur le sommet d’une période interglaciaire depuis 15 000 ans, au sommet de la température. Et on devrait en avoir encore pour des milliers d’années avant de retomber dans une vraie période de glaciation.

Ça, on en est sûr ?

Hélas. La Terre a passé le plus clair de son existence durant les 800 000 dernières années dans des périodes de glaciations. Pour paraphraser le GIEC, disons qu’il est hautement probable qu’une nouvelle période de glaciation se manifeste dans un futur lointain. Comme vous le voyez, la climatologie est une science jeune et tout reste encore à découvrir. Alors quand j’entends Al Gore proclamer « the science is settled », la science est établie, je ne peux que m’insurger car c’est une affirmation complètement fausse.

Alors que le GIEC dénonce les méfaits du CO2, en tant que spécialiste de ce gaz, vous affirmez que ses effets sont positifs. Pourquoi ?

Avec les niveaux élevés de CO2 que l’on a aujourd’hui, il n’y a jamais eu autant de vert, comme le montrent les études satellites des trente dernières années. Je parle bien sûr de plantes ! Cela fait longtemps que l’on connaît l’effet positif du CO2 sur la croissance des végétaux. D’ailleurs, dans les serres, on travaille en général avec 1 000 ppm de CO2 ou plus, environ trois fois la teneur actuelle dans notre atmosphère. Le CO2, c’est la nourriture des plantes. Il ne faut pas oublier que, s’il n’y avait pas de CO2, il n’y aurait pas de phytoplancton, pas de plantes et donc… pas d’humains. Le CO2 est l’une des molécules de la vie. En rejeter un peu n’est pas un problème en soi et son effet de serre est considérablement moindre que ce que les modèles avaient prévu. Encore une prédiction erronée. Il ne faut pas confondre le CO2 avec du plomb, du mercure ou d’autres véritables pollutions. On fait une chasse aux sorcières à une molécule dont la toxicité est très faible et qui est nécessaire à la vie. Un humain peut même vivre dans une atmosphère contenant jusqu’à 5% de CO2. Aujourd’hui, on en est à 0,04%. Où est le problème d’augmenter un peu ce niveau ? Plus de CO2, ce serait en fait plus de plantes poussant plus vite et consommant moins d’eau. Et n’oublions pas que ce qui est aujourd’hui vital, c’est l’eau, à laquelle beaucoup de pays n’ont pas accès.

Bref, vous pensez qu’il y a d’autres priorités écologiques que la lutte généralisée contre le CO2.

Bien sûr ! Dilapider des milliards d’euros pour des modèles mathématiques qui sont faux et ne peuvent rien prédire, c’est ridicule. Cet argent dépensé pour rien devrait être utilisé pour régler de vrais problèmes de pollution. Par exemple le sixième continent, ce gigantesque agglomérat de déchets qui flotte dans le Pacifique, pourquoi on ne le nettoie pas ? On pourrait aussi nettoyer et repeupler nos rivières, assainir nos sols, transformer des chancres industriels en cités où il ferait bon vivre. Ce serait bien plus utile que de s’acharner sur ce malheureux CO2, que nous produisons tous lorsque nous expirons et qui ne nous a rien fait.

Entretien : Brice Perrier

 

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