Les événements guerriers du Mali rappellent à Berto que les Etats d’Afrique ont été dessinés en dépit des réalités ethniques. On a donc oublié le peuple Amazigh, viagra entre autres.

Les Maliens se lamentent. L'armée française va quitter leur pays. Il y a quarante ans, salve ils l'auraient chassée à coup de pierre en criant « à mort les colonialistes ». Aujourd'hui, visit web ils la supplient de rester. Vous pensez que c'est par peur des intégristes ? Eh bien non, c'est de leur propre armée qu'ils ont la trouille : une bande de bras cassés plus prompts a martyriser la population qu'à faire la chasse aux djihadistes. D'ailleurs, les officiers de notre corps expéditionnaire, très lucides, ont préféré l'aide des Tchadiens et des Touaregs pour aller combattre ces rebelles islamiques réfugiés dans le massif des Ifoghas. La vraie question qui se pose est : ne faut-il pas revoir sérieusement la carte de ce pays et donner au peuple amazigh la part qui lui revient ? Mais là, c'est « parle à mon cul ma tête est malade ».

Le documentaire La juge et les dioxines sera rediffusé demain sur France 2. L’histoire d’une contamination qui finira sans responsable ni coupable, buy tournée à une époque où une jeune magistrate pensait en trouver.

Souvenez-vous, c’était une époque où, en guise de réveil, une population retrouvait chaque matin leurs tables de jardin, leurs vitres, leurs voitures recouvertes d’une couche de poussière noire… Rappelez vous ce temps où simples citoyens, écologistes, élus s’interrogeaient à haute voix sans être entendus… De cette période où, aux alentours d’un incinérateur à ordures, on battait le sinistre record de France du taux le plus élevé de dioxines jamais décelé (soit environ 750 fois plus que la norme admise), de ces 365 exploitations agricoles contaminées, de ces 7 000 bêtes abattues, enfin, de ces 41 000 habitants exposés aux fumées toxiques… C’était il y a une douzaine d’années, à quelques encablures de la cité olympique d’Albertville. Dans une bourgade nommée Gilly-sur-Isère.

Dans les pas de la juge d’instruction

Réalisé entre 2002 et 2007 et, depuis cette année, remarqué dans nombre de festivals, le film de Clarisse Feletin nous plonge dans les entrailles d’ordinaire si discrètes d’une instruction, celle du scandale du scandale de Gilly. Promenant le spectateur dans les pas d’Hélène Lastera, la magistrate en charge du dossier, il met en lumière le travail, les doutes et les espoirs de cette jeune juge d’instruction qui, pour son premier poste, à 30 ans, marchait sur un fil.  « Pour elle, c’était une position difficile à tenir. Au moindre faux pas, à la moindre erreur, ça aurait pris des proportions énormes », témoigne la documentaliste qui dit également avoir voulu, à travers ce film, montrer que l’indépendance de la justice est surtout simplement une affaire d’hommes et de femmes qui ont des valeurs, des idéaux, bref, une morale. Et de tirer, à cette occasion, un signal d’alarme : « Aujourd’hui on parle de la suppression du juge d’instruction, c’est un projet qui m’apparait dangereux pour la démocratie. Au contraire, il faut encourager ce genre de personnes qui ont beaucoup de cran. »

« Et vous, que faisiez-vous ? »

Côté justice, après huit ans d’instruction, et plusieurs procès, l’affaire a finit sans responsable ni coupable, du fait de la dissolution de l'organisme publique qui avait la charge de l'incinérateur (voir ici). Alors à Gilly, du côté de la rue rebaptisée « Rue des cancers », on pourra toujours méditer devant cette scène du film où Hélène Lastera, derrière son bureau, le ton calme, prenant un moment entre chaque phrase pour que la sténo ait le temps de retranscrire le PV,  s’adresse  au directeur de l’usine à propos des poussières chargées de dioxine et de métaux lourds recrachées régulièrement dans l’atmosphère sans être filtrée. « Et vous, que faisiez-vous pour mettre un terme à ces incidents qui provenaient en partie de l’opérateur ? » Et l’autre de répondre : « Quand j’arrivais le matin et que je m’apercevais qu’il y avait des incidents répétés… Ben je…. Je me fâchais. » Terrifiant.

Frédéric Delville.

Le documentaire de Clarisse Feletin, La juge et les dioxines (75 minutes), sera rediffusé sur France 2 le mardi 16 avril 23h45.


Article initialement publié sur ce site le 4 septembre 2010.



 

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